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    Connaissez le groupe bordelais Yoko ? Oh No ! ? De l’énergie, des mélodies rythmées et des titres accrocheurs : voilà ce que réserve ce trio à l’humour corrosif, composé d’un guitariste, un bassiste et un batteur. Rencontre avec Tim, Baptiste et Pierre.

     

     

     

     

     

     

    Pouvez-vous raconter l’histoire de votre groupe ?

    Baptiste : Le groupe existe depuis deux ans. Pierre et moi on se connaît depuis dix ans, et Pierre connaissait Tim et lui a proposé de nous rejoindre. On a commencé à écrire des morceaux, on faisait déjà tous de la musique.

    Tim : Ça a directement fonctionné entre nous, on a écrit notre première chanson en un quart d’heure.

      

     

    Pourquoi avoir choisi « Yoko ? Oh No ! » comme nom ? Vous détestez à ce point Yoko Ono ?

    Baptiste : Mais quelle question orientée ! (rires) En fait on adore les Beatles, et on matait un soir un live de Lennon, hyper cool. Dans ce live, à un moment Yoko Ono arrive sur scène, avec un voile blanc, et elle fait quand même une performance où elle ruine le live de Lennon, elle hurle dans le micro, elle tape sur un truc, t’entends plus rien… et le premier commentaire YouTube c’était « Yoko ? Oh No ! ». Ça nous a fait rire, et donc voilà, ça vient de là.

     

     

     

    Yoko ? Oh No ! : rencontre avec les agitateurs de la scène rock bordelaise

     

     

     

    Quelles sont vos sources d’inspiration ?

    Baptiste : Personnellement j’adore les Beatles du coup, j’aime le côté mélodique. J’écoute beaucoup de punk anglais, les Clash, après c’est très variable, ça peut aller du blues au jazz, en passant par le classique, le rock… J’aime écouter plein de choses différentes parce que ça peut donner des idées pour après glisser quelque chose de particulier dans un morceau. 

    Pierre : Moi je suis purement issu de la culture punk rock californienne à la NOFX,  tout ça. Beaucoup me disent que ça s’entend dans la voix. Avec l’âge je me suis ouvert à plein de trucs : en arrivant à Bordeaux j’ai eu un groupe de punk, et quand ça s’est arrêté je me suis mis à mixer de la techno, sous le nom de Lucien. Donc forcément j’ai été très inspiré par les Daft Punk, et l’électro-house, les Bloody Beetroots… J’aime l’énergie dans cette musique. Et sinon j’écoute aussi du classique, beaucoup de jazz manouche, Edith Piaf… ça part vraiment dans tous les sens.

    Tim : J’ai été très inspiré par le batteur de Jimi Hendrix, Mitch Mitchell. De manière générale j’écoute beaucoup de rock british, comme les Cooks, Arctic Monkeys, Franz Ferdinand…

     

     

    On est très fan de « Shame » et « Alone ». Vous pouvez nous parler des messages de ces morceaux, de leur histoire ?

    Baptiste : Ces deux chansons ont été écrites à la même période, Alone un peu après Shame. Dès qu’on a vu que Shame marchait (parce qu’on l’a senti), on a écrit Alone qui a fonctionné aussi.

    Pierre : J’ai écrit Shame en ayant envie d’un truc bien contestataire, punk, où je dis tout ce qui ne me plaît pas : les politiciens, les vendeurs de guitare qui te prennent pour des cons dès qu’ils voient que t’as pas de tune, les barmans pas sympa, les hipsters… Les couplets parlent du fait que des gens se permettent de parler de choses, alors qu’ils ne se rendent pas compte que c’est des grosses merdes,  en gros. Voilà l’esprit de Shame. Et AloneAlone c’est une chanson qui parle d’amour, j’ai été quitté il y a deux ans et demi, quand on a fondé le groupe avec Baptiste. Ça raconte l’histoire d’un mec qui se retrouve tout seul du jour au lendemain. On me dit souvent que je la chante avec les tripes, mais c’est parce qu’il y a beaucoup d’émotions personnelles dans cette chanson.

     

     

     

     

     

     

    On a pu vous voir à l’Astrodome dans le cadre du Bordeaux Rock Festival, comment avez-vous vécu ce concert ?

    Baptiste : L’Astrodome, on avait vachement envie d’y jouer. C’est vraiment un lieu qui a redonné un élan à la scène rock. C’était une super expérience.

    Pierre : Le groupe Nasty Joe était hyper bon après nous, et puis l’ambiance de l’Astrodome est géniale. C’est clairement le genre d’endroit où on veut jouer : ça clope, tout le monde est bourré, tout le monde chante… Le public est suant, y a des pogos… C’est parfait.

    Tim : Moi je me suis pris un petit projecteur à un moment, mais sinon c’était top ! (rires)

     

     

     

    Yoko ? Oh No ! : rencontre avec les agitateurs de la scène rock bordelaise

     

     

     

    Quel est votre meilleur souvenir de scène ?

    Baptiste : Alors, il y a une égalité entre notre concert à l’Astrodome pour le Bordeaux Rock Festival et celui au Cabaret Sauvage à Paris, une énorme salle mythique. C’était notre deuxième concert, et le lieu était incroyable, avec des ingé son et des ingé lumière hyper forts et un public très réceptif.

     

     

    Et votre pire souvenir de scène…?

    Tim : C’était une soirée privée, un anniversaire à Toulouse. On est arrivé vers 19h, et on jouait en deuxième ou troisième. Donc on se dit qu’on a le temps, on commence à boire, on joue au babyfoot, on boit, on parle aux gens, on boit… Je pense que c’est arrivé à tous les groupes en vrai. Mais bref, on est arrivé sur scène complètement bourrés, on a joué mais c’était nul… Faux, pas en rythme. Y avait une centaine de personnes au début, et au bout de deux chansons ils étaient trois. Voilà.

    Pierre : Le pire c’était à la fin du concert, sur les dernières notes de la chanson, un mec est passé et m’a dit : « Mais ferme ta gueule ! », et j’ai obtempéré… (rires)

    Baptiste : On apprend tous de nos erreurs…

     

     

     

    Yoko ? Oh No ! : rencontre avec les agitateurs de la scène rock bordelaise

     

     

     

    On parle souvent de Bordeaux comme d’une ville rock. Est-ce que vous êtes d’accord avec ce qualificatif ?

    Pierre : Je trouve que dans les styles des gens, de la ville, le rock est très présent. Le rock fait un peu partie de l’ADN de la ville. Pour le Tremplin Musique des Deux Rives, rien que pour la zone Bordeaux Centre, je crois qu'il y avait 130 groupes qui s’étaient présentés. C’est énorme !

    Tim : Il y a une bonne culture musicale.

    Baptiste : Après c’est difficile d'ouvrir des salles à Bordeaux. Avec les histoires de normes, les petits et moyens groupes ont beaucoup de difficultés pour jouer dans les villes.

    Pierre : A Bordeaux il faut faire les choses avec la mairie, que ce soit pour la techno ou le rock. Y a dix ans ce n’était pas le cas, on voulait justement faire des trucs un peu clandestins. Maintenant ce n’est plus possible, mais au moins la ville s’implique dans la musique indépendante. 

     

     

    Quels sont vos endroits préférés pour sortir et écouter de la bonne musique dans notre ville ?

    Tim : Le festival Relache est une valeur sûre. On a vu des super groupes l’année dernière, c’est des bons rendez-vous.

    Pierre : Moi je vais beaucoup au Road House, qui ont eu la gentillesse de nous prendre pour leur Release Party au printemps 2019. On est souvent fourré là-bas.

    Baptiste : Je dirais le Wunderbar et le Void. Il y a de la bonne musique et une super ambiance.

     

     

     

    Yoko ? Oh No ! : rencontre avec les agitateurs de la scène rock bordelaise

     

     

     

    Où pourra-t-on vous voir sur scène ou vous écouter prochainement ? Quels sont vos projets ?

    Baptiste : Le 28 février on joue au Road House avec Matahari, un super groupe. On a toujours une ou deux dates par mois, nos événements sont sur notre page Facebook. On est toujours partant pour jouer plus d’ailleurs ! 

    Pierre : On a plusieurs dates déjà fixées. Avec un pote on tient le collectif La Croix Jaune, et on fait une grosse teuf pendant 24 heures aux Vivres de l’Art le 16 mai ! On va jouer avec Yoko ? Oh No !, on va mixer et on fait venir un DJ allemand.

    Tim : On va aussi sortir un album en été-automne 2020. On veut prendre notre temps, faire venir des potes pour jouer dessus, vraiment ajouter quelque chose à l’album par rapport au live.

    Pierre : On a déjà une idée de titre, « Tattoos and Chlamydiae ».

     

     

    Si on veut vous soutenir, où est-ce qu’on peut acheter votre album ou vos merchandisings ?

    Baptiste : On peut nous écrire sur nos réseaux, on fait des super tee-shirt à 10€ et des polos à 20€ avec notre logo très cool. On a aussi des goodies.

     

     

     

     

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    On vous parlait déjà la Nuit des Fignos l'année dernière. Evénement incontournable du février bordelais, cet événement organisé par les étudiants en Arts et Métiers rassemble cette année les célèbres DJs Jabberwocky et Etienne de Crécy au Hangar 14, dans le quartier historique des Chartrons.

     

    Rendez-vous le 15 février, en tenue de gala, puisque cette année encore Next on Bordeaux vous offre la possibilité de remporter deux places !

     

    Pour participer, rien de plus simple : rendez-vous sur les pages Facebook ou Instagram du blog !

     

     

     

    JEU CONCOURS : gagne 2 places pour Jabberwocky et Etienne de Crécy à la Nuit des Fignos !

     

     

      

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    Samedi 7 décembre, deux jeunes talents nous ont fait bouger dans la salle du Krakatoa : Maxenss et sa première partie, Julien Granel.

     

     

     De YouTube à la scène : Maxenss au Krakatoa

     

     

     

    Julien Granel, jeune chanteur originaire de la région a assuré la première partie. Seul sur scène avec sa platine et son clavier, il a fait chanter et danser le public du début à la fin. Son air androgyne, son bob violet en fourrure, son aisance et son énergie sur scène nous ont tout de suite plu, et ses chansons "Défait" ou encore "La mer à boire" promettent de futures belles créations.

     

     

     

    De YouTube à la scène : Maxenss au Krakatoa

     

     

     

    Maxenss a ensuite proposé une performance beaucoup plus éclectique, sautant d'un registre a l'autre, de chansons mélancoliques à des sons plus électro. Maxenss ne peut être résumé à un seul style : il a également posé sa voix légèrement aiguë sur des envolées plus métal et des flows hip-hop. Il a d'ailleurs à son actif plusieurs featuring avec VSO.

     

     

     

    De YouTube à la scène : Maxenss au Krakatoa

     

     

     

    De YouTube à la scène : Maxenss au Krakatoa

     

     

     

    L'artiste, qui a commencé à se faire connaître en parodiant des chansons sur YouTube et en trollant l'émission "La France a un incroyable talent" en 2017, a réussi sa transition du monde de l'humour vers celui de la musique avec succès. Ses chansons sont des pépites d'auto-dérision, parfois absurdes, parfois poétiques. On a surtout retenu "Cheveux", un son hyper entraînant où il nous partage ses doutes existentiels sur la coupe de cheveux parfaite, ou encore "Les mégots" où il crie avec entêtement pendant toute la chanson : "Arrête de jeter tes mégots par terre". Bref, il mélange avec beaucoup de talent paroles profondes et légères, ton humoristique et paroles plus sérieuses. Si on veut connaître son style plus doux et poétique évoquant le quotidien, on écoutera le très bon "Dimanche" ou "La lune à 3h du mat".

     

     

     

    De YouTube à la scène : Maxenss au Krakatoa

     

     

     

     

    Son côté accessible et déjanté, et son bon contact avec le public nous ont fait passer une très bonne soirée. On vous recommande donc de suivre de près ces deux talents prometteurs ! 

     

     

     

    De YouTube à la scène : Maxenss au Krakatoa

     

     

     

     

     

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    Cet article a été rédigé par Ségolène

    Photographies par Camille Balcou

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