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    Deux ans après le concert de Deluxe à La Médoquine et l'interview de Pépé, le saxophoniste du groupe, nous posons cette fois nos questions à Lili, la chanteuse. Nouvel album, nouvelle tournée, nouveau concert à Bordeaux... Il était temps de faire le point !

     

     

     

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    Bonjour ! Depuis notre première interview il y a deux ans, qu’est-ce qui a changé pour vous ?

    Tellement de choses ! Il y a deux ans, on s'était arrêté de tourner pour se consacrer à notre troisième album, Boys and Girls. C’était la première fois qu'on arrêtait de rencontrer le public pour être en studio tous les jours. Aujourd’hui, on est super contents de l’album, avec des collaborations incroyables. C'est 20syl, d’Hocus Pocus, qui a arrangé la plupart des morceaux. On a remis la tournée depuis cet été, et on adore retrouver la scène ! On est très heureux de ce nouveau live, avec plein de nouveaux costumes, c'est vraiment un nouveau show, et pour l'instant on est complet partout, donc on est ravi.

     

    Votre nouvel album s’appelle « Boys and Girls ». Vous êtes justement la seule fille du groupe, est-ce que ça joue sur votre manière de travailler, sur l’ambiance dans le groupe ?

    On est des personnalités avant d'être des genres, ça ne change pas grand chose. Deluxe avait déjà 5 ans d’existence avant que j’arrive, et puis il s’est passé un truc incroyable, un coup magique du destin, on s’est rencontré par pur hasard et au bout de 6 mois, ils m’ont proposé de faire un concert avec eux. J’ai arrêté les Beaux Arts du jour au lendemain ! Et on s’éclate, c’était hasardeux et évident en même temps. J’ai fait ce choix de manière très instinctive, les membres du groupe avaient déjà une énergie folle.

     

     

     

     

     

     

    Qu’est-ce qui est nouveau dans « Boys and Girls » par rapport à votre précédent album « Stachelight » ? Quel est le message de l’album ?

    On s'est plus concentré, donc l’album est plus abouti que les autres car on a bossé plus de temps dessus, il a été arrangé, il y a des feats incroyables. Je dirais que c'est notre album le plus mature : c'est nous, mais en mieux ! (rires) On a progressé, en travaillant, en faisant de la musique ensemble. Cet album parle de nous, de nos histoires, de ces trois dernières années qu'on a vécues à fond.

     

    Vous avez une voix très particulière, qu’on oublie difficilement. Y a-t-il des chanteuses qui vous ont inspiré en particulier ?

    Consciemment et inconsciemment, j'imite ce que j’ai le plus écouté. J’ai beaucoup écouté CocoRosie en grandissant, j’ai toujours voulu imiter ce genre de sonorité. Il a fallu que je trouve ma place, je me suis éraillée la voix, ça va nettement mieux depuis que j'ai été opérée des polypes. J’avais des lacunes en technique vocale, et ma voix a beaucoup changé depuis que j'ai appris à chanter. Maintenant je peux enchaîner quatre concerts de deux heures sans problème, alors qu'avant c'était délicat.

     

     

     

     

     

     

    On peut entendre du français sur le dernier album, notamment dans le feat avec Oxmo Puccino. C’est assez original par rapport à vos précédents titres, d'où est venue cette envie ?

    On est fan depuis toujours d’Oxomo Puccino. On a pu le rencontrer plusieurs fois, ça a été quelque chose d’avancer avec lui. On est ravi qu’il se soit exprimé en français parce que notre public en France est incroyable. J'avoue qu'on aurait aimé glisser dans l’album un morceau dans notre langue maternelle, mais on a pas trouvé les arrangements qui auraient rendu l'ensemble cohérent ; mais c'est en projet !

     

    Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

    On adore être en tournée, la scène. On est une immense famille, et être sur les routes dans notre tour bus, c'est génial. Ce sont des moments de complicité incroyables.

     

     

     

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    Vous êtes la seule du groupe à ne pas porter de moustache ! Vous ne vous sentez pas trop mise à l’écart ?

    C’est faux ! J’ai la jupe moustache, la boucle d'oreille moustache, vous verrez sur scène ! Et j’ai aussi un duvet que je ne laisserai personne épiler (rires).

     

    On vous a vu le 15 novembre à la salle du Grand Parc à Bordeaux. Comment s'est passé le concert ? 

    Jouer à Bordeaux, c'est toujours une super expérience, c'est une des villes qui nous accueillent le mieux. On se souvient du Garorock, notamment, et ce concert à la salle du Grand Parc était également exceptionnel. Vraiment, on a que des bons souvenirs à Bordeaux, le public bordelais est vraiment au top.

     

     

     

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    Vous n'aviez plus écouté Skip The Use depuis leur dernier album "Little Armageddon" sorti en 2014 ? C'est le moment de vous y remettre : ils reviennent sur scène plus enflammés que jamais (et c'est d'ailleurs pour ça qu'on les a interviewés juste ici) !

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    Ce jeudi, ils entamaient leur nouvelle tournée à Bordeaux au Rocher de Palmer. Primé aux Victoires de la Musique en 2013, le célèbre groupe de rock français s'est reformé après plus de deux ans d'absence et vient de sortir un album, "Past & Future", qui ne décevra pas les fans. Damn cool s'annonce déjà comme LE titre qui fait vibrer parmi les 14 sons de l'album.

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    Mat, le charismatique chanteur du groupe a fêté son anniversaire sur scène avec gâteau, bougies et "joyeux anniversaire" chanté par le public ; une belle manière de faire son come back. Totalement déjanté sur scène, sautant dans tous les sens, levant le poing, il nous a aussi fait rire entre chaque chanson avec ses punchlines bien senties et son ton ironique.

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    Il a également défendu les causes qui lui sont chères et dénoncé racisme, sexisme et lgbtphobie, aussi bien avec ses anciennes chansons, dont The Story Of Gods And Men, qu'avec celles du dernier album comme Marine, pendant laquelle nous criions "Fuck you" en coeur, ou encore Your turn to love où le chanteur interroge à la fois le sexisme et le racisme : "My daughter ask me 'why these people hate me? Is it the color of my skin or just because I am free?' ".

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    On sentait une énergie folle circuler entre le chanteur, le batteur et les deux guitaristes, qui ont assuré sur scène. Skip the Use est connu pour ses chansons en anglais, toutefois avec Du bout des doigts, le dernier son de l'album, Mat nous a montré que sa voix sonnait aussi bien dans la langue de Molière, et même avait un air insoupçonné de Kyo !

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    Bref, la soirée a été très énergique, et le groupe Golden Gasoline en première partie n'y était pas pour rien. Le trio, porté par la jolie voix de la chanteuse a chauffé la salle et nous a donné envie d'aller écouter leurs albums. Ils ont terminé leur show intense de trente minutes avec No Friends in Paradise, proposant un rock plus traditionnel que celui de Skip the Use, mais terriblement efficace.

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Cet article a été rédigé par Ségolène

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    A l'occasion de la sortie de leur dernier album "Past & Future" et de leur concert au Rocher de Palmer le 7 novembre, nous avons rencontré le chanteur du groupe Skip The use, Mat Bastard. Il revient sur l'histoire de ce groupe de rock français devenu incontournable à l'international, nous parle de ses meilleurs et pires souvenirs de scène, et nous explique pourquoi "Past & Future" est un tournant pour le groupe.

     

     

     

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    Skip the Use est un groupe de rock français devenu incontournable. Vous pouvez nous raconter votre histoire ?

    Yan (Yan Stefani, le guitariste, ndlr) et moi avons commencé la musique en 1993, au début chacun de notre côté avec nos propres groupes de punk à Lille. On a fini par se rencontrer, on était tous les deux musicien, auteur et compositeur dans nos groupes et on a eu l’idée d’un projet en duo où on composait ensemble. On a donc commencé à faire de la musique tous les deux en 2007, on s’est enfermé pour composer et monter le concept de Skip The Use. On a enregistré en studio, on a trouvé des musiciens parmi nos potes et notre premier album est sorti en 2009. On a tourné pendant deux ans, pour ensuite sortir l’album que tout le monde connaît en 2012, Can be late.

     

     

     

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    Comment composez-vous ? Qu’est-ce qui vient en premier, la mélodie, le texte ?

    Tous se fait à deux avec Yan. On compose d’abord la musique à deux, dans une pièce de la taille d’une chambre, puis après vient le texte.

     

    Vous avez démarré à Lille, maintenant on peut vous qualifier de stars de la musique. Qu’est-ce qui change quand on a du succès, à la fois professionnellement et personnellement ?

    Professionnellement, le succès crée plus d’opportunités et de liberté. Plus ça marche et plus tu peux faire ce que tu veux ; mais ça n’a de sens que si tu sais ce que tu veux. C’est cool à ce niveau. Après personnellement, plus ça marche et plus tu fais des concerts, et moins tu es chez toi. C’est parfois compliqué d’avoir une vie perso, d’où le break pendant trois ans, on est à 300% dans le projet mais on est aussi pères de familles, mariés… Il est important de ne pas s’oublier.

     

     

     

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    Vous mélangez rock, pop, electro, hip-hop… Quelles sont vos sources d’inspiration ?

    On écoute un peu de tout. On est un groupe contemporain, donc on est toujours à la recherche de nouveaux sons, mais on aussi des classiques : ça va de Nirvana à Amélie Laurens, du punk-rock à la techno…

     

    Pourquoi ce choix de chanter en anglais ? 

    Lille est une ville frontalière avec la Belgique, donc on a commencé à écrire en anglais car on faisait des concerts là-bas, pour des raisons pratiques. Après on a toujours voulu jouer partout et pour ça l’anglais était plus simple. On vient d’une génération pour qui la langue et le drapeau ne sont pas des priorités. On n’a rien contre le français : j’adore énormément de projets musicaux francophones et on a nous-mêmes écrit des chansons en français dans Little Armagedon et dans le dernier album. Mais c’est vrai qu’on s’exprime le plus souvent en anglais.

     

     

     

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    Vous avez sorti votre dernier album Past & Future le 18 octobre, on a pu écouter votre morceau Damn Cool, comment décririez-vous cet album ?

    Chaque album de Skip The Use est une photo du monde. À chaque fois le monde évolue donc notre musique évolue avec lui. Ce dernier album a été entièrement réalisé avec Yan, c’est notre projet le plus personnel et le plus abouti, chacun a sa chanson emblématique. On a réussi une proximité avec la puissance du live à laquelle on n’était jamais parvenu. C’est un album puissant, éclectique, résolument contemporain, avec des souvenirs du funk et de l’électro des années 90. Le morceau Damn Cool a sa propre histoire : il est né d’une rencontre avec Philippe Ribiere en festival, une personne qui est constamment dans le dépassement de soi. Cet homme grimpe des falaises malgré son handicap, alors qu’il a du mal à tenir un stylo. C’est quelqu’un d’exceptionnel. Ce morceau explique que ce qu’on trouve beau, cool, ça n’a pas grand chose avec faire quelque chose de beau et de cool. C’est une rencontre philosophique sur la manière de voir la vie, l’amitié.

     

    Comment préparez-vous vos live sur scène, où vous faites preuve d’une énergie stupéfiante ? Quelle part est laissée à l’improvisation ?

    On est très besogneux dans la préparation des lives, il y a toute une partie très travaillée, mais on laisse une place à l’improvisation parce qu’on aime ça. On ne fait jamais le même concert, on s’adapte au public en face de nous. Le public est un membre actif du groupe, le concert à Bordeaux ne sera pas le même que celui à Lille ou Paris. On travaille et on répète beaucoup, on est très méticuleux car ce n’est pas facile de passer par plusieurs styles musicaux, ça nécessite de la maîtrise. On est conscient de la chance qu’on a en 2019 de pouvoir s’exprimer librement sur scène, et c’est cette liberté qui nous donne notre énergie.

     

     

     

     

     

     

    Quel est votre meilleur souvenir de scène ?

    Il y en a tellement… Chaque concert a son meilleur souvenir. Ce que j’aime le plus, c’est voir des gens d’obédiences, de sexualité, de couleurs de peau, de statuts sociaux différents, qui pendant une heure dansent et chantent ensemble. On vit dans une époque où on essaie de monter les communautés les unes contre les autres ; et nous, tous les soirs, on prouve que justement, l’ouverture et la différence sont des sources d’enrichissement.

     

    Et votre pire souvenir de scène ?

    Les mauvais moments font partie du jeu… Mes pires souvenirs de scènes, c’est quand nous avons été mauvais. Il n’y a pas de mauvais concert, seulement des mauvais groupes ! On est très méticuleux et éternellement insatisfaits, on peut toujours faire mieux. L’hygiène de vie est importante, donc au moindre écart on peut vite le payer sur scène le lendemain… Mais c’est rare.

     

    Vous jouez en concert à Bordeaux le 7 novembre au Rocher de Palmer à 20h30, comment abordez-vous cette prestation ?

    On a un vrai attachement de coeur avec la ville de Bordeaux, à chaque fois on passe une excellente soirée. C’est une ville où j’aime beaucoup aller.

     

     

     

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