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    Depuis 2015, le Climax Festival vient remuer le mois de septembre des bordelais. Au programme : une éco-mobilisation d’envergure, et un événement festif, du 5 au 8 septembre, à Darwin.

     

     

     

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    En 2018, le Climax Festival avait tenu ses promesses : 30 000 festivaliers étaient venus assister aux 40 heures de live, 30 heures de conférence et 10 heures de projection de films et documentaires. Ils se sont restauré dans des food truck proposant des mets entièrement végétariens et bio ; ce parti-pris a d’ailleurs valu au festival de recevoir le prix de l’action éco-responsable sur l’ensemble des festivals de France. Plus de 50 ONG étaient présentes pour aborder les questions des océans, de la biodiversité et de la transition écologique.

     

     

     

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    Cette année, la thématique centrale du Climax Festival sera l’Amazonie, ou le déracinement du monde. 13 conférences sont programmées, qui aborderont la déforestation, la condition des peuples racines, la mémoire de l’esclavage et la virtualité des sociétés modernes. Seront présents, entre autres, Casey Camp Horinek, membre de la délégation des représentants des peuples autochtones ; Raoni Metuktire, grand cacique emblématique du peuple Kayapo ; Mundiya Kepanga, chef papou ; Nicolas Hulot, ancien ministre démissionnaire de l’écologie ; et Haïdar El Ali, qui compte parmi les cent écologistes les plus influents au monde.

     

     

     

     

     

     

      

    Quid des concerts ? On peut d’ores et déjà vous dévoiler les premiers noms : cette année, vous pourrez voir sur scène Lou Doillon, Kap Bambino, 2ManyDJs, Delgres, Rivière Noire, Malik Djoudi, Joyce Muniz, 10Lec6, Hervé, Aerobrasil, Chien Noir, David Walters et Poudre Noire.

     

     

     

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    Le pass 3 jours coûte 65 euros (plein tarif). Le pass 1 jour coûte 35 euros pour le vendredi ou le samedi, et 10 euros pour le jeudi (plein tarif). De quoi se réjouir de l’arrivée de la rentrée !

     

     

     

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    Aimé Pestel est un jeune dessinateur bordelais qui a décidé de s'engager artistiquement en mettant en avant des corps et sexualités, notamment de personnes transgenres (dont il fait partie) ou de travailleur.euse.s du sexe. Rencontre avec un artiste minimaliste au message fort.

     

     

     

    Aimé Pestel, dessinateur bordelais : "Mon travail est dédié à la beauté du corps"

     

     

     

     

     

    Comment en es-tu venu à dessiner ? 

    Quand j'étais enfant je voulais être dessinateur de bandes dessinées. Ma scolarité a été particulièrement difficile à partir du collège, donc j'ai arrêté de faire les choses qui me faisaient du bien quand j'étais plus jeune. J'ai ensuite fait des études de psychologie sociale (peut-être aussi pour comprendre ce que j’expérimentais dans la vie). Après mon diplôme, j'ai commencé une étude indépendante sur les représentations sociales de l'homosexualité féminine, pour questionner ce que signifiait, au regard des personnes concernées, être une femme et être lesbienne. Par la suite j'ai rencontré mon ex, grâce à qui je me suis remis à dessiner. C'était le début de beaucoup de projets. Après notre séparation, j'ai à nouveau fait une pause, puis j'ai repris doucement, jusqu'à ce que je démarre, d'abord en résidence artistique ma série « Autistic Perspective of... », que j'ai poursuivi en collaboration avec mon partenaire d'existence, Shama (qui est écrivain), puis celle sur l'astrologie « Beyond Us / Inside You » et enfin ma série « Self-Glorification », dédiée aux corps trans, et maintenant aux sexualités des personnes queer. J'ai aussi démarré une série sur les Sex-Workers, qui devrait normalement s'étoffer dans les prochains mois.

     

    Comment décrirais-tu ton style ?

    Je dirais déjà qu'il est très minimaliste, car avec ma structure neurologique j'ai besoin de ça (je suis autiste, chez moi ça se traduit comme ça, entre autres). Je dessine presque seulement en noir et blanc, c'est un parti pris personnel, dans la mesure où j'aime beaucoup le travail très coloré d'autres artistes. J'envisage de peut-être essayer la couleur par la suite, mais pour l'instant j'aime rester dans quelque chose de simple qui permet une libre interprétation à qui regarde (bon, excepté la part explicite, of course!). Basiquement, une grande partie de mon temps de dessin consiste à observer scrupuleusement les photos que l'on m'envoie, à en cerner les courbes, les reliefs et les ombres. Je passe aussi beaucoup de temps à me demander par quel trait commencer ! (rires) Ça peut être long ! Après j'utilise du matériel très simple : des critériums et des stylos noirs très fins.

     

     

     

     

     

     

    Trois artistes qui t'inspirent ? 

    Je dirais Tango Gao car j'adore la poésie et la simplicité de ses dessins, Daniel Arzola car c'est très graphique avec beaucoup d'empowerment ; en plus il est très investi dans la communauté LGBTQIA+ et il est autiste aussi ! Il y a aussi Rose Butch avec qui j'ai hâte de faire une collaboration (c'est prévu, et on y arrivera !). J’aime aussi beaucoup les univers d’Anna Wanda Gogusey et de Tarmasz (sorry, ça fait cinq, et encore je me retiens ! Mais tout le travail de ce beau monde est sur Instagram en tout cas !). Enfant j'étais passionné par l'art, et notamment la peinture, j’adorais Van Gogh, Matisse et Magritte, pour ne citer qu'eux. 

    Peux-tu me parler de tes séries « Self-Glorification » et « SexWorkers » ? Quel sont les messages que tu veux faire passer à travers tes oeuvres ?

    Dans les deux cas il s'agit de séries pleinement dédiées à la beauté du corps, notamment trans / inter, mais aussi à celle de tous les corps hors-normes, et de notre droit fondamental à en disposer nous-mêmes, à nous aimer tel.le.s que nous sommes. Le corps est objet de représentations. Nous devons apprendre ou réapprendre à l'aimer, à le glorifier, car c'est lui qui abrite notre sensibilité propre, la manière dont nous abordons ce monde et ce que nous lui envoyons comme message. Il est dynamique. Alors je crois que plutôt que d'être emprisonné.e dedans, nous devons tout faire pour nous rendre libre et nous défaire des injonctions sociétales, qui nous poussent très souvent à l'inverse, à la dépréciation, à la comparaison, au dégoût de soi, et à la dépression. Nous méritons mieux. Le Yi King dit « La vraie beauté résulte d’une parfaite correspondance entre ce que nous sommes et ce que nous montrons ». Le travail de toute une vie !

    Tu es très actif sur Instagram. Comment décrirais-tu l’impact qu’ont eu les réseaux sociaux sur ton travail ?

    Et bien j'avais déjà ma page Facebook depuis un moment mais je dirais que le vrai démarrage a surtout été à partir de mon arrivée sur Instagram. Étant une appli plus "visuelle" et artistique que d’autres et ayant un profil public, ça m'a permis de gagner en visibilité. Je m'amuse beaucoup à faire des stories aussi, ça rythme un peu mon quotidien, même si bien sûr avec les aléas existentiels il m'arrive de temps en temps de disparaître un peu. Mais c'est chouette du reste, et Shama m'aide bien, on est vraiment un bon duo de travail, c'est quelque chose qui fait pleinement partie de notre relation ! Et sinon je vais bientôt dessiner des personnes qui ne sont pas en Europe ! Donc globalement je trouve ça assez génial en terme de possibilités.

     

     

     

     

     

     

    Comment peut-on acheter tes dessins ? Peut-on te passer commande ?

    Oui ! J'ai un Etsy, mais je préfère le côté alternatif et un peu plus cosy qu'il y a quand des personnes me contactent en DM sur Insta, et c'est tout aussi simple avec Paypal ! Donc à voir, je fais le test, pour l'instant mon shop est ouvert dessus. En tout cas, aucun problème  pour me contacter via Facebook ou Instagram, je réponds !

     

     

     

     

     

     

    Quels sont tes projets ?

    Si tout se passe comme prévu, les mois de septembre et octobre vont être bien chargés ! En principe j'ai une expo de 2 mois à la Rainbow House à Brussels, dès septembre. J'ai aussi normalement la Pride Edition du Paris Night Market en Octobre (déplacé à cause de la canicule) ainsi qu'un projet avec Océan ! Et enfin, je dois me rendre à Toulouse pour exposer dans le cadre d'une Kino Porno. Je donnerai toutes les infos sur les réseaux ! Let's keep in touch !

     

     

     

     

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    On poursuit notre petite série sur les tatoueurs bordelais en rencontrant cette semaine Hadley, alias Wakanda Tattoo. Interview d’un jeune tatoueur plein d’avenir.

     

     

     

    Wakanda Tattoo : "Le tatouage a changé d'image"

     

     

     

    Comment t’es-tu dirigé vers le tatouage ?

    J’étais en cours, je m’ennuyais, et j’ai décidé d’acheter une machine pour essayer. Je savais pas ce que j’allais faire, j’avais un parcours un peu bizarre : j’ai fait une école de commerce, de l’art appliqué, du bâtiment aussi… J’ai décidé de m’essayer au tatouage, et j’ai aimé ça. Le père d’un ami, qui était tatoueur, m’a formé dans son salon. Ça fait un an que j’exerce.

     

     

     

    Wakanda Tattoo : "Le tatouage a changé d'image" 

     

     

    Comment as-tu choisi ton nom de tatoueur ?

    A la base j’avais mis Hadley Tattoo, et un jour j’avais tatoué une carte de l’Afrique sur le bras d’ une collègue. Dans la description de la photo sur Instagram, elle a écrit « Wakanda ». Je sais pas, ça a tilté, je trouvais qu’il y avait un truc derrière, j’ai trouvé ça pas mal. J’aime bien la réf’.

     

     

    Quel était ton premier tatouage et comment s’est-il déroulé ?

    Le tout premier c’était sur une de mes meilleures potes, elle voulait un coeur sur les côtes. C’était son premier tatouage, dans un endroit sensible donc elle avait mal, moi j’étais stressé aussi., le tatoueur du salon a dû venir m’aider. C’était une expérience à la fois formidable et très éprouvante.

     

     

     

     

     

     

    Comment expliques-tu la popularité actuelle des tatouages ?

    Je pense que le tatouage a changé d’image. La génération de ma mère par exemple associe directement le tatouage aux bikers. Notre génération évolue avec maintenant, le tatouage s’est démocratisé, et s’est amélioré aussi. C’est beaucoup moins glauque, beaucoup plus précis. Et puis les réseaux et les stars américaines ont participé à rendre le tatouage populaire.

     

    As-tu déjà refusé certaines demandes, et pourquoi ?

    J’ai refusé des demandes que je ne me sentais pas capable de faire. J’ai aussi refusé une fois la demande d’un mec qui voulait se faire tatouer un dessin enfantin de zizi sur la fesse, pour son enterrement de vie de garçon ; ça relève plus du délire que du tatouage, qui pour moi est un acte sérieux. Je ne veux pas faire quelque chose que la personne va regretter dans dix minutes, j’ai préféré dire non.

     

     

     

    Wakanda Tattoo : "Le tatouage a changé d'image"

     

     

     

    Quel est le tatouage dont tu es le plus fier ?

    Celui que j’ai le plus aimé faire, c’est un phénix sur le dos. C’est ma plus grosse pièce pour le moment.

     

     

     

     

     

     

    Comment travailles-tu ?

    Généralement, la personne arrive avec une idée précise en tête. Dans 70%, ils veulent que je reproduise un dessin en le modifiant légèrement. Mais des fois ils ne savent pas, ils ont des idées donc on travaille dessus, je propose des dessins jusqu’à ce que le client valide. Je travaille sur iPad. 

     

    Trois tatoueurs ou tatoueuses qui t’inspirent ? 

    J’aime beaucoup That Mandala Girl, qui fait des pièces fines et réalistes à Brisbane. A Bordeaux, dans les tatoueurs qui m’inspirent pour leur maîtrise du réalisme, il y a Ayrton Sickbird et Lil’B.

     

    Est-ce qu’un tatoueur se tatoue lui-même ?

    C’est possible, mais moi je ne l’ai pas fait. Je gère très mal la douleur du tatouage (rires), et là il faudrait que je gère la douleur et mon trait, donc je ne pense pas le faire un jour.

     

     

     

     

     

     

    Tarifs : 50€ pour une sortie d'aiguille

     

     

     

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