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    Comme chaque année, nous étions présents au Climax Festival pour assister aux lives. Pour cette édition 2019, les organisateurs ont choisi de revenir aux valeurs de base du festival, avec beaucoup de conférenciers, une programmation pointue et un site emblématique de Bordeaux : Darwin. Depuis sa création, le Climax Festival fait venir des DJs pointus qui se distinguent des programmations classiques : Vitalic, Mr Oizo, DJ Pone... 2019 n'a pas échappé à la règle, avec cette fois la venue de 2 Many DJ's et Djedjotronic.

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

    Vendredi soir, les spectateurs ont pu commencer la soirée en écoutant le timbre de voix si particulier de Lou Doillon, pour se déhancher ensuite sur l'électro punk du groupe déjanté Kap Bambino, originaire de Bordeaux, et vibrer devant la maîtrise technique de 2 Many DJ's.

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

    Proches des membres d'Ed Banger Record et fondateurs du groupe d'électro-rock Soulwax, Stefaan Van Leuven et Steve Slingeneyer ont un style unique. Ils sont arrivés habillés comme pour se présenter à un entretien d'embauche pour un poste de comptable, et sont repartis en ayant fait vibrer une foule d'amateurs de basses lourdes et de transitions bien rodées. On se souviendra notamment de leur remix de l'un des derniers sons des Chemical Brothers, Got To Keep On, et de leurs arrangements sur le morceau de reggae mythique Chase The Devil.

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

    Le samedi, la soirée débutait avec l'électronique enjouée de Djedjotronic - qu'on a déjà pu entendre au Bordeaux Open Air, également très proche de Boys Noize. On retiendra aussi la prestation d'Oktober Lieber qui a su finir la soirée en beauté avec des sonorités sombres et hypnotiques et des mélodies très progressives. Une pensée, enfin, pour la beauté et l'élégance du mix du bordelais Obsimo. 

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

    Le site de Darwin en lui-même vaut comme toujours le détour : sur place, de nombreuses oeuvres de street-art, un skate park, un tramway désaffecté, des Flippers, et bien entendu les food trucks, hamacs et bars de rigueur. On salue les aux artistes, les organisateurs et le public, qui nous ont une nouvelle fois permis de fêter dignement la fin de l'été. A l'année prochaine !

     

     

     

    Climax Festival, les concerts : la musique électronique à l'honneur

     

     

     

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    Dans notre dernier article, on t'invitait à découvrir en interview le travail de PierTattoo, dont le salon se trouve à Talence.

    On te propose maintenant de gagner un avoir de 100 euros chez ce tatoueur !

     

    Pour participer, rend toi sur la page Facebook ou Instagram du blog, tout est indiqué sur la dernière publication ! C'est très simple. Le tirage au sort aura lieu le 25 août ! Bonne chance à tous !

     

     

    JEU CONCOURS : gagne un tatouage chez PierTattoo !

     

     

     

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    Nous sommes de retour avec notre troisième interview de tatoueur. Cette fois-ci, nous posons nos questions à Pierre, dont le salon PierTattoo se situe au 135 boulevard Georges V, à Talence. Rencontre avec un artiste tatoueur qui exerce depuis les années 90 et qui a vu cette pratique artistique évoluer.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Comment t’es-tu dirigé vers le tatouage ?

    Par hasard. Je dessine depuis l'enfance, mais il est difficile de gagner sa vie avec le dessin. Au départ, je travaillais dans la publicité en tant qu'illustrateur mais c’était assez restrictif, par la suite je suis devenu éducateur sportif avec un statut de fonctionnaire, et c'est quand j’ai découvert le tatouage que j’ai réalisé que je pouvais réellement vivre de ma passion : le dessin. Je me suis fait tatouer pour la naissance de ma première fille, en 1992. Le tatoueur a kiffé le dessin que j’avais réalisé, c’était un dragon avec une tête de taureau et des ailes de chauve-souris (aujourd'hui d'un gout relatif mais à l'époque tout était symbolique). Le tatoueur m’a dit que je devrais créer des planches de flashs pour vendre aux tatoueurs, mais j’estimais que les tatoueurs étaient censés être des artistes créatifs et qu'ils n’avaient pas besoin qu’on leur propose d'autres dessins.  Donc je me suis lancé, j’ai acheté du matériel de tatouage, sans expérience et avec un matos de qualité toute relative. Il m'a fallu persévérer, cela m’a permis de comprendre que c’était vraiment ce que je voulais faire. J’ai fait le choix de prendre un risque : je gagnais correctement ma vie en tant qu'éducateur sportif, et j’ai décidé de me réorienter en tant que tatoueur et de perdre mon statut de fonctionnaire pour vivre de ma passion. Je ne regrette rien.

     

    Comment as-tu commencé à tatouer ? Tu t’es entraîné sur des peaux synthétiques?

    Les peaux synthétiques n’existaient pas trop en 1993. J’ai commencé dans ma cuisine, sur de la peau de cochon, c’était un peu dégueu ! Et ça m’ennuyait de gâcher des aiguilles pour tatouer de la peau morte. Ayant commencé à tatouer en région parisienne, aujourd’hui beaucoup de mes anciens clients parisiens viennent de Paris, j’ai eu l'honneur de tatouer quelques personnalités, chanteurs ou humoristes tel que Dédo (du Jamel Comedy Club), le champion du monde et olympique de gymnastique Thomas Bouhail, et nombreux autres sportifs de hauts niveaux.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Comment s’est passé ton premier tatouage ?

    C’était sur mon beau-frère. Il m’avait demandé un petit Droopy de Tex Avery, j’ai mis trois heures à le réaliser. J’étais assez anxieux, lui aussi d’ailleurs ! Mais il m’a fait confiance et était content du résultat. Suite à cette première expérience je n’ai plus arrêté.

     

    Depuis combien de temps possèdes-tu ce salon, PierTattoo, à Talence ?

    J’ai ouvert ce salon à Talence en Octobre 2017. Au départ, en 93, je tatouais dans mon appartement de Gagny  puis dans un local que j'avais construit au fond de mon jardin en 1998, avec une entrée indépendante pour que je puisse tatouer hors de la maison familiale. J'ai ensuite ouvert ma première boutique sur Gagny en 2007, et me voilà ici aujourd'hui !

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Comment expliques-tu que le tatouage soit si populaire aujourd’hui ?

    C’est vrai, ça s’est démocratisé. Avant on évitait de croiser le regard de quelqu’un d’entièrement tatoué, alors que maintenant c’est une source de communication ; les gens n’hésitent pas à brancher quelqu’un pour lui demander d’où vient son tatouage. Mais le tatouage n’est pas une mode, parce qu’une mode est éphémère. La mode est dans le motif, à la rigueur. Le tatouage existe depuis plus de 5000 ans, on est plus dans une forme d’acceptation que dans une tendance. Chacun a le droit de ressembler à ce qu’il veut, d’avoir les signes d’appartenance qu’il veut. Je trouve que c’est une ouverture d’esprit et d’esthétique.

     

    Comment décrirais-tu ton style de tatouage ?

    Je suis tous styles. Pour moi, tout ce qui se dessine, tout ce que je peux dessiner - puisque ce que j’aime, c’est le dessin -, je peux le tatouer. Je ne voudrais pas me spécialiser, même si c’est la tendance aujourd’hui. Je suis un vieux tatoueur et je ne pense pas qu’il faille imposer son style. Après, j’aime particulièrement faire du réalisme et de l’animalier.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Comment travailles-tu ? 

    Soit la personne arrive avec une simple idée, soit elle a déjà un dessin précis. En général, j’arrive toujours à convaincre la personne que son idée de tatouage trouvée sur Internet sera mieux si on la personnalise un peu ; sauf, bien sûr, quand la personne arrive avec un dessin fait par un proche, là il faut respecter. Je fais très peu de numérique, je préfère travailler à l'ancienne, avec papier et crayon. Je vais me mettre à la tablette graphique, parce qu’en convention c’est pratique. Je ne suis pas contre le progrès, j’ai juste du mal à m’y mettre (rires).

     

    As-tu déjà refusé de faire un tatouage ?

    Oui il m'est arrivé de refuser des tatouages parce que je connaissais la portée du symbole demandé. Etant tatoueur, je pourrais le faire, mais je n’ai pas envie qu’on me catégorise ou spécialise à des appartenances trop caractéristiques. J’ai aussi déjà dit non à des tatouages loufoques : un jeune voulait que je lui écrive « fuck you » sur les paupières. J’ai besoin de travailler de manière sereine  : certains tatoueurs ne sont pas dérangés par les endroits trop intimes, personnellement j'ai tatoué des pubis mais je ne vais pas sur les parties génitales ou anales. Il m'est arrivé de refuser un tatouage par rapport à l’état d’esprit de la personne, qui avait validé un dessin, puis qui était revenue dessus et qui m’amenait sur un terrain trop personnel et dérangeant. Je suis tatoueur, pas psy, même si bien sûr je conçois qu'un tatouage puisse engendrer des émotions fortes.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Quel est le tatouage dont tu es le plus fier ?

    Les grosses pièces, bien sûr. Mon premier dos, j’ai adoré faire ça. Quand je fais des dos complets, surtout quand c’est du réalisme ou du trompe l’oeil, des effets creusés, j’aime beaucoup ça. Particulièrement quand j’arrive à me bluffer moi-même, j’adore les challenges.

     

    Trois tatoueurs ou tatoueuses qui t’inspirent ?

    Beaucoup de tatoueur.euse.s ont énormément de talents, au début j'étais impressionné par le travail de Tin-Tin  puis plus tard les portraits de Nikko Hurtado. J'aime bien aussi le travail de Maud Dardeau et plusieurs tatoueurs étrangers en hyper réalisme.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    T’es-tu déjà tatoué toi-même ?

    Oui, je me suis tatoué une étoile sur l’avant-bras. Ma fille m’a aidé pour les retouches. Je suis relativement peu tatoué pour un tatoueur, on me fait souvent la remarque, je n’ai pas le « look » du tatoueur et ça me va très bien. 

     

    Donc certains de tes enfants tatouent aussi ?

    Oui, j’ai cinq enfants et mes deux premières filles tatouent. Elles sont aux Beaux-Arts, elles ne font pas que du tatouage mais elles sont intéressées par cette pratique artistique. Elles ont tatoué quelques fois ; d’ailleurs une de mes filles m’a tatoué son prénom quand elle n'avait que 13 ans, c’était son premier tatouage. 

     

    Sortie d’aiguille : 80 euros (si très petite pièce : 60 euros)

     
     
     

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