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    Josman était un artiste très attendu par le public rap bordelais. Il a su les combler jeudi dernier dans la grande salle de la Rock School Barbey. Mais avant de vous raconter comment c'était, on va d'abord revenir un peu sur les premières parties qui méritent elles aussi qu'on les mette en avant.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Il y avait donc deux groupes qui se produisaient avant la montée de Josman sur scène. D'abord, Samouraï : une grosse trap qui a ambiancé tout le monde, à base d'infra, de sons bien énervés et de jets de confettis. Ensuite, Galaburdy, un rappeur en solo avec son DJ. Arrivé depuis la console du fond de la scène, il a séparé le public en deux avec des instru dubstep bien lourdes. Les spectateurs étaient donc chauds comme il le fallait pour accueillir la tête d'affiche de la soirée.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Après vingt minutes d'attente, Josman arrive enfin. Enorme scénographie, avec trois écrans, des flammes qui crépitent, un arbre lumineux et une console d'arcade vintage portant le logo JOS$. Celui qu'on surnomme le nouveau prodige du rap français a enchaîné ses titres avec une aisance remarque : V&V, MEGAZORD, Matrix, Dans le vide... Ses plus gros tubes, mais aussi ses morceaux plus confidentiels.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Josman a su établir une vraie connexion avec son public, qui a repris en coeur ses tubes et ses punchlines et s'est prêté avec joie au jeu du pogo. Le contrat était plus que rempli, et on ne s'étonne pas que le concert ait été complet. On est ressorti du concert grisé et bouillant d'énergie.
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     Merci à Adrien Bazoin pour sa précieuse collaboration.
     

     

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    Mais qui est Kikesa ? Si vous vous posez cette question, c'est que vous avez sûrement plus de 17 ans, ou que vous êtes un ado un peu déconnecté. Vu que la dernière proposition relève un peu d'un oxymore en 2018, on va rester sur la première idée et vous faire un petit récapitulatif.

     

     

     

    Kikesa à la Rock School : la nouvelle génération débarque sur scène

     

     

     

    Originaire de Nancy, Kikesa a grandi dans une famille de musiciens où le jazz et la musique africaine s'écoutent aussi bien que le rap. Steven grandit, il commence à sortir des sons sur Youtube, et un beau jour il se réveille et réalise que Seb la Frite (youtubeur avec plus de 3 millions d'abonnés) a fait une vidéo sur lui et son clip Nancy. Les choses s'enchaînent, une tournée s'organise, et c'est à cette occasion qu'on a pu voir Kikesa sur scène le 25 octobre à la Rock School Barbey, dans le cadre des Hip-Hop Boombox.

     

     

     

     

     

     

    Après une première partie très très chaude avec Jim et Feeko, un duo de rappeurs bordelais, Kikesa débarque sur la petite scène du club. L'événement était complet. Le public était jeune, et c'est un euphémisme : beaucoup de sweat à messages, de bandanas rouges, de sueur adolescente et d'énergie. Beaucoup de parents aussi, l'air un peu désoeuvré, qui attendaient leurs ados en se demandant ce qu'ils faisaient là. On aurait dit un voyage scolaire, mais sans les profs.

     

     

     

    Kikesa à la Rock School : la nouvelle génération débarque sur scène

     

     

     

    Alors Kikesa sur scène, ça donne quoi ? Vrai artiste ou faux buzz ? Vrai artiste, à n'en pas douter : des textes travaillés, des idées originales, un style affirmé. On est dans du rap gentil, pas trash pour un sous, à la Biglo et Oli. L'artiste rappe sur ses bandes enregistrés, et enchaîne les sons originaux et les remix. On passe de l'absurde au touchant, du Bandana Rouge à La dernière fois que je parle de toi, et les ados se pressent devant la scène pour sauter et chanter ensemble. C'est à la fois très intemporel dans les sujets abordés, et très actuels dans les intrus trap et les mouvements de danse. 

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bref, on valide, même si on s'est senti vieux. Kikesa revient à la Rock School le 22 février 2019, et cette fois sur la grande scène. En attendant, vous pouvez le retrouver tous les dimanches sur sa chaîne YouTube.

     

     

     

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    Il existe désormais depuis Bordeaux des vols low cost vers Venise. De quoi réjouir les amateurs de l'Italie et de ses somptuosité ! Mais comment se repérer parmi les multiples choses à voir dans la Sérénissime quand on y séjourne que quelques jours ? On vous a préparé un petit topo des incontournables.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    La Piazza di San Marco

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    La première chose à voir à Venise, c'est sans nul doute le Palais des Doges (Palazzio Ducale) de la Place Saint Marc. Somptueux de l'extérieur, il est encore plus impressionnant quand on y rentre. On vous conseille d'acheter des coupe file sur Internet : pour 23€ (au lieu de 20€ en tarif standard), vous évitez la longue queue de touriste et accédez directement à l'intérieur du palais.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

     

    La cour intérieure est un chef d'oeuvre à elle toute seule : les sculptures en marbre se surplombent, au-dessus d'un immense escalier tout aussi éclatant. Après avoir vos effets encombrants aux vestiaires (gratuits), vous monterez visiter les étages, où la pureté de la cour intérieur laisse place à une accumulation de luxe et de dorures. Plafonds gigantesques entièrement recouverts de peintures italiennes et de sculptures, fenêtre hautes de plusieurs mètres donnant sur les rues de Venise, tableaux de maîtres Italiens et autres merveilles vous y attendent.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous pourrez également visiter les prisons et les souterrains dont Casanova réussit à s'échapper, et apercevoir entre deux barreaux le Pont des Soupirs, nommé ainsi en raison des soupirs qu'y poussaient les prisonniers qui empruntaient le pont pour se rendre dans leurs cellules. 

    Juste à côté du Palais des Doges se trouve la Basilique Saint Marc, tout autant impressionnante. C'est un faste sans nul autre pareil. Là encore, on vous conseille d'acheter des coupe-file (3€) sur Internet. Vous devrez encore payer une fois à l'intérieur de la basilique pour pouvoir voir son trésor le plus connu : le tombeau de Saint Marc, et sa Pala d'Oro, incrustée de 1097 joyaux. On n'aime pas trop la sobriété, à Venise, vous vous en apercevrez vite.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Après avoir exploré ces deux merveilles, vous pouvez encore si vous le souhaitez vous balader sur la Place Saint Marc : on y trouve notamment le Museo Correr, avec la première impression de la Bible par Gutenberg, ou la première mappemonde.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Vous pourrez également monter tout en haut du Campanile (99 mètres) : pour 8€50 par personne, un ascenseur vous téléporte au sommet de cette tour et vous aurez droit à un panorama grandiose sur la Sérénissime. Attention : c'est assez cher et il y a du monde. Mais ça vaut le détour.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    La collection de Peggy Guggenheim

    Comparé au Musée Guggenheim de Bilbao (dont on vous parlait ici), la collection de Peggy Guggenheim à Venise est davantage ciblé sur l'art moderne. Situé dans le palais où vécut Peggy Guggenheim, vous pourrez voir des toiles de Mondrian, Kandinsky, Miró, Picasso, et autres génies artistiques. Vous aurez aussi droit à une très belle vue sur les canaux, et pourrez vous promener dans le jardin aux sculptures.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    La Galleria Dell'Accademia

    Ce musée regorge de peintures italiennes à tomber par terre : Canova, Bosch et Titien font notamment partie des artistes exposés. Beaucoup de représentations religieuses (évidemment), mais certaines toiles se démarquent par les jeux de lumière, la finesse du dessin et l'interprétation de l'auteur. Ne ratez pas La Piéta de Canova, (presque) aussi grandiose que celle de Michel Ange.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Basilica Santa Maria della Salute

    Erigée face à la Place Saint Marc, cette basilique est un chef d'oeuvre d'architecture italienne, tout en courbes et en symétrie. N'hésitez pas à y entrer (c'est gratuit) et à vous reposer un moment dans la sacristie. Vous aurez peut-être l'occasion d'assister à un moment de prières, dans l'un des plus beaux lieux de cultes du monde. 

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Basilica dei Frari

    Une autre basilique, moins impressionnante depuis l'extérieur que la Basilica Santa Maria della Salute ou que la Basilique Saint Marc, certes, mais regorgeant d'oeuvres d'art. On peut notamment y voir une reproduction du tombeau de Canova, grande pyramide de marbre blanc réalisée par ses élèves, un plafond peint réalisé par Titien dans sa période "j'imite Michel Ange", et des tableaux de maître. 

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Palazzio Monecigo

    Dans ce musée, vous pourrez en apprendre beaucoup sur l'histoire du costume et du parfum à Venise, qui a longtemps été l'une des villes les plus raffinées dans ces deux domaines. La partie consacrée au parfum est la plus originale : oubliez quelques instants les tableaux et autres arts visuels, pour vous concentrer sur un art olfactif bien plus méconnu. Dans une salle une fois encore magnifique (le musée se trouve dans un palais, pour ne rien changer), vous pourrez ouvrir des bocaux en verre pour sentir leurs contenus : myrrhe, encens, musc, extrait de jasmin, de rose... Fermer les yeux et faites découvrir à vos sens des parfums inconnus. Vous admirerez aussi de somptueux flacons, relevant autant de l'art que de l'artisanat.

     

     

     

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    Museo di Storia Naturale

    Ce musée d'histoire naturelle n'est cette fois pas installé dans un palais. Il possède deux squelettes de dinosaure, de nombreux fossiles et autres ammonites, ainsi que des outils, vêtements et objets décoratifs datant de la Venise du Paléolithique. Vous pourrez en apprendre beaucoup sur l'histoire de l'Italie. A la fin, dans la section consacrée aux mondes sous-marins, vous aurez l'occasion d'entendre des sons de baleine enregistrés aux quatre coins du globe. Un moment unique.

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Et ensuite ?

    Venise est un monument à elle toute seule : se balader dans ses ruelles tortueuses et près de sa lagune suffit amplement à satisfaire le besoin de beauté. Perdez-vous en dehors du quartier Saint Marc et de ses hordes de touristes ; laissez-vous happer par l'atmosphère magique de cette ville semblable à nulle autre. Parcourez ses pavés emplis de légendes, ses églises pleines de spiritualité. Offrez-vous un masque vénitien fait main par l'un des rares artisans à détenir encore cette connaissance ; faites une halte dans la Cantina Do Mori, où Casanova avait - paraît-il - ses habitudes pour y déguster des antipasti et un verre de vin. Si vous le souhaitez, réservez une place un soir pour un club de jazz, un opéra ou un spectacle de musique classique. Venise est douce, romantique, éternelle ; ne perdez pas de temps à être trop pressé.

     

     

     

     Venise en quatre jours

     

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Si vous voulez, vous pouvez prendre le bateau pour aller visiter les îles de Murano et de Burano. Mais le plus important à Venise, après les monuments, c'est la nourriture : pasta, risotto à l'encre de seiche, pizzas, gelatti, pâtisserie, charcuterie, fromages, poissons, antipasti fruits de mer... Les spécialités ne s'y comptent plus, et quatre jours ce n'est pas beaucoup de temps pour tout tester, alors il faut commencer à manger dès qu'on est arrivé ! 

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Dernier point à aborder quand on parle de Venise : l'argent. On ne va pas se mentir, Venise est une ville qui coûte cher. Plusieurs choses à savoir : déjà, quand on s'assoit à un restaurant, on paye le couvert (en général 1,50€). Ensuite, on paye le service : entre 10 et 12% du montant total de la note. Si on veut de l'eau, c'est 3,50€ la bouteille (et vous pouvez demander de l'eau du robinet, qui est très bonne, mais ce n'est pas sûre qu'on vous la serve).

    Les prix indiqués sur la carte ne sont pas toujours ceux qui apparaîtront sur l'addition : par exemple, s'il est écrit dans le menu que 100 grammes de poissons coûtent 8€, vous payerez sûrement votre plat 25 ou 30€ (parce qu'un poisson entier, ça pèse plus de 100 grammes). La nourriture en elle-même ne coûte pas forcément plus cher qu'en France, mais ce sont les prix additionnels (eau, couverts, service, accompagnements, boissons) qui font mal.

    Pour prendre le vaporetto (sorte de bateau bus fort pratique pour se déplacer), c'est 7,50€. Un tour en gondole, c'est 80€ (mais ce n'est franchement pas indispensable pour pouvoir admirer Venise). Tous les musées sont payants, et même avec un tarif réduit, ça reste cher. 

     

     

     

    Venise en quatre jours

     

     

     

    Alors comment s'en sortir pour visiter Venise sans y laisser un bras ? Déjà, il existe une multitude de cantina qui servent des antipasti (sortes de petits sandwichs avec de la morue, des crevettes, du thon, du fromage, de la charcuterie...) pas chers et très bons (compter entre 1,50 et 3€ le sandwich) qu'on peut prendre à emporter et déguster près de la lagune (du coup, on ne paye pas le couvert puisqu'on ne s'assoit pas dans le restaurant).

    Ensuite, on vous recommande d'amener votre bouteille d'eau au restaurant : ça fait un peu pingre, mais c'est vraiment un coût superflu d'économisé. Près de l'université, vous pourrez trouver des petits restaus à des prix raisonnables.

    Egalement, pensez à réserver des coupe-file, billets et autres activités en ligne : vous pourrez trouver des réductions intéressantes. Déplacez-vous à pied le plus possible : Venise est une petite ville, et avec une bonne carte (ou une bonne connexion Internet), il n'est pas si difficile de s'y repérer. Et si vous voulez vous ramener des souvenirs (Venise est connue pour le verre de Murano, sa maroquinerie, ses masques vénitiens et son épicerie fine), sortez du quartier Saint Marc où on ne trouve que boutiques de luxe et attrape-touristes, et entrez dans les magasins qui ne proposent pas les mêmes produits que toutes les autres boutiques de la rue.

    Voilà, on espère vous avoir donner envie de visiter cette somptueuse ville, et vous avoir aidé à organiser un potentiel voyage ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas, laissez-nous un commentaire et on y répondra. Maintenant on va se reposer, on a pas encore digéré toutes nos pasta ;)

     

     

     

    Venise en quatre jours 

     

     

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    Du 10 septembre au 14 décembre 2018 a lieu le Bordeaux Clip Festival. Le concept ? Il est très simple : vous avez jusqu'au 8 novembre pour soumettre une vidéo. Vous devez vous inscrire, envoyer le lien YouTube de votre clip ou le transmettre par WeTransfer, écrire une note d'intention, une petite bio, compléter une autorisation de diffusion et envoyer le tout en un seul fichier PDF à contact@bordeaux-replay.fr. Il n'y a aucun prérequis : vidéastes confirmés ou débutants, tout le monde peut participer !

     

     

     

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    9 prix seront attribués : le meilleur clip (toutes catégories), le meilleur interprète, les meilleurs FX, le meilleur réalisateur, le prix du public, puis, par catégories, le meilleur clip rock, électro, R'n'B/jazz, rap-urbain, et  reggae/tropical.

     

     

     

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    Dès le 10 novembre, vous pourrez aller sur le site du Bordeaux Clip Festival pour voter pour votre clip préféré en laissant un commentaire (un seul vote par adresse IP). Les meilleurs clips feront partie de la sélection officielle, qui sera soumise à un jury issu du milieu musical et audiovisuel bordelais. Le 14 décembre, vous pourrez monter les marches pour découvrir la sélection officielle sur grand écran, au Cinéma Le Français Place Gambetta à 20 heures.

     

     

     

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    Ce festival inédit vise à motiver et récompenser la création et l'inventivité, et à soutenir la production audiovisuelle à Bordeaux. Pour rester connecté, n'hésitez pas à aimer leur page Facebook. Alors, vidéastes ou simples amateurs de clips, n'hésitez plus : ce festival est fait pour vous.

     

     

     

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    Il n'y a pas qu'à Marseille qu'on voit grandir des rappeurs. Yudimah a 24 ans et des rimes plein la tête. Dans cette interview, il nous parle de sa musique, de ses inspirations et du milieu du rap à Bordeaux.

     

     

     

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    Peux-tu te présenter et nous parler un peu de ton parcours ?

    Je suis un artiste hip-hop né à Bordeaux. Je fais de la musique depuis neuf ans. J'ai commencé par faire deux ans de poésie, et avant ça je dansais. Je me suis mis au rap parce que c'est comme danser avec les mots, j'ai un peu lié les deux disciplines. J'ai grandi en étant influencé essentiellement par la musique afro-américaine. Ensuite, je me suis mis à faire des instru, puis à apprendre l'ingénierie son, de manière à pouvoir m'exprimer musicalement.

     

     

     

     

     

     

    Pourquoi ce nom, Yudimah ?

    C'est un anagramme. Je voulais un pseudo qui m'appartienne, sans que ce soit mon nom à proprement parler. Dimah, c'est aussi un prénom arabe mixte qui est symbolisé par la couleur violet. C'est une couleur parlante pour moi, parce qu'elle renvoie au détachement matériel, thème central dans ma musique. 

     

    Comment tu construis un morceau ? Tu commences par l'instru, par le texte ?

    Il peut y avoir plusieurs processus, ça dépend. En fait, j'aime bien laisser la spontanéité prendre sa place, je veux pas forcer les choses. Je pense pas à une instru spécifiquement pour un texte, je pose mes idées sur Cubase ou Ableton et je vois après. J'aime bien vomir un peu, tout balancer, et ensuite regarder et faire le tri. Parfois, ça peut arriver, j'ai un genre d'illumination, je sors de la douche, ou je me réveille, et bam ! Je compose la musique, je l'écris et l'enregistre dans la foulée. Il y a des musiques qui peuvent prendre un mois comme il y a des musiques qui peuvent prendre quinze minutes.

     

     

     

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    Tu rappes en français et en anglais, parfois au sein d'un même morceau. D'où est-ce que ça te vient ? 

    Au départ, je parle français et je rappe uniquement en français. En fait, j'ai tellement baigné dans la musique afro-américaine que c'était naturel et fun pour moi de tenter dans cette langue. Au départ c'était pour le fun, et aujourd'hui encore je prends pas du tout mon rap en anglais au sérieux ; mais vu que quand j'aime un truc, je le bosse à fond, c'est devenu une part de mon identité musicale. Comme on dit, on est ce par quoi on est inspiré, et j'écoute 90% de rap américaine et 10% de rap français.

     

    Si tu me devais me dire trois rappeurs américains qui sont incontournables pour toi, ce serait lesquels ?

    Je commencerais par Kanye West, parce que c'est le premier rappeur américain que j'ai vraiment étudié. C'est-à-dire que son flow, ses paroles... il a amené quelque chose, à l'époque de College Drop Out The Mixtape ou Late Registration dans les années 2000. C'est le premier aux Etats-Unis à faire du rap dans un contexte où tout le monde faisait un rap gangsta, et lui n'était pas gangsta du tout. C'était fort, c'était une révolution à ce moment-là ! Donc il a rajouté une certaine sensibilité, je dirais même une certaine vulnérabilité chez les rappeurs.  Je trouve que cette action-là est importante puisqu'elle a permis de libérer une expression totale dans le rap, les gens avaient peur, tu vois ? Quand je l'ai découvert, tout a changé. 

     

     

     

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    Donc Kanye West dans un premier temps. Ensuite je dirais Jay Z, parce que ce qu'il a fait, ce qu'il représente pour le rap, c'est comme un Zidane. Je peux pas parler de rap sans parler de Jay Z. Et ensuite, pour le troisième...

     

     

     

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    C'est difficile comme question ! J'ai envie de dire Drake, même si je suis pas fan de ce qu'il fait et représente en ce moment, parce qu'il a été plus loin que ce qu'a fait Kanye West, il a été encore plus fragile ! Mais je trouve qu'après l'album Nothing Was The Same, il est rentré dans un délire de "Je suis le meilleur, et je vous emmerde tous", du coup j'ai décroché. J'hésiterais en fait entre Drake et Lil Wayne. Lil Wayne, c'est un peu comme Jay Z, c'est quelqu'un qui a brisé certains codes dans sa manière de faire, et tout le monde aujourd'hui sonne comme Lil Wayne. Il a ouvert la voie pour tout le rap qu'on a aujourd'hui en 2018 ; sans lui, le rap d'aujourd'hui n'existerait pas. 

     

     

     

    Le rap à Bordeaux, ça existe ! Rencontre avec Yudimah

     

     

     

    Le rap à Bordeaux, ça existe ! Rencontre avec Yudimah

     

     

     

    Et dans le rap français, tu peux me dire trois artistes qui t'ont marqués ?

    Le premier, que j'ai découvert après avoir écrit mes morceaux de rap français, c'est Disiz. Dans son discours, son approche du rap, sa façon de s'exprimer et de ses sujets, je me suis beaucoup identifié à lui. Ses paroles raisonnent beaucoup avec mon vécu.

     

     

     

    Le rap à Bordeaux, ça existe ! Rencontre avec Yudimah 

     

     

     

    Ensuite, je dirais Booba. Je le trouve simplement très fort. Il est très vrai, encore aujourd'hui, après on aime ou on déteste. Comme Kanye West, Booba et lui sont très polémiques, mais ce sont deux artistes que je respecterai toujours, même si des fois ils disent des choses avec lesquelles je suis en total désaccord. Ils ont quelque chose qui manque absolument de nos jours, dans cette époque des réseaux sociaux illusoires, de spéculations, ce sont des gens vrais. Qu'ils fâchent ou pas.

     

     

     

    Le rap à Bordeaux, ça existe ! Rencontre avec Yudimah 

     

     

     

    Et puis en troisième... c'est difficile, mais je dirais Salif, même si j'ai pas non plus énormément écouté. Je trouve qu'il a une très belle plume. Il a ce truc franc, lui aussi. 

     

      

     

    Le rap à Bordeaux, ça existe ! Rencontre avec Yudimah

     

     

     

    Tu me disais avant l'interview que tu tenais à parler dans tes textes de sujets qui te tenaient à coeur. Pour toi, le rap c'est politique ?

    Je pense qu'un rappeur est toujours politique. Quand tu t'exprimes, même personnellement, tu exprimes une opinion. Et la politique, à la base ça n'a rien à voir avec ce qu'on peut y lier aujourd'hui ; quand on dit politique, on pense politiciens, alors que la politique initialement c'est la voix du peuple. Et ça englobe tous les sujets de société : à partir du moment où tu dis "je trouve que ce croissant est trop cher", tu fais de la politique ! 

     

    Donc tu t'estimes engagé ?

    Je fais attention avec ça. Si les gens estiment que je suis engagé, ça leur appartient ; moi, j'estime être juste moi. Je parle de choses à qui me tiennent à coeur, et j'essaye de m'exposer avec le plus de vérité possible, pas la vérité suprême mais ma vérité, sur le moment, ce que je vois, ce que je pense. Par exemple, l'épanouissement individuel et collectif, c'est un thème qui me tient à coeur. La haine, ça part de soi, de chaque être humain ; et il y a des problèmes individuels qui peuvent créer d'immenses problèmes qui nous concernent tous.  

     

     

     

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    Qu'est-ce que tu peux me dire sur la scène rap/hip-hop bordelaise ? 

    J'avoue que j'étais assez enfermé jusqu'à présent, je travaillais ma musique et j'ai un processus où j'ai besoin de d'abord arriver avec quelque chose pour ensuite le partager avec les autres. Donc j'ai pas trop connaissance de tout ça. Après il y a beaucoup de rappeurs bordelais que je connais : Keurspi, Deep et Igee, DRBX, Guezess, Beasty, Heypton... et il y en a encore beaucoup !

     

    Est-ce que tu penses que c'est plus difficile d'émerger dans le milieu du rap à Bordeaux, plutôt que dans des villes comme Paris ou Marseille où il y a une vraie tradition hip hop...?

    Oui et non. Ce qui est une tare est aussi une opportunité. Il y a moins d'institution, c'est vrai, donc on connaît peu d'artistes bordelais qui ont vu leurs noms dans le paysage national. Mais il y a aussi une opportunité, parce qu'il y a une scène à prendre.

     

     

     

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    Tu as fait la première partie de MHD et de Kalash, comment ça s'est passé ? Tu les as rencontré ?

    Kalash je ne l'ai pas rencontré, mais j'ai discuté avec MHD et c'est quelqu'un de très sympathique, très accessible, pas du tout prétentieux comme on pourrait s'y attendre au vu de son succès et de son âge. Et j'avais la pression, mais c'est mon boulot d'artiste ! (rires)

     

    Quel est ton meilleur souvenir de scène ?

    C'était une scène avec Keurspi, Deep et Igee, et d'autres copains. C'était à Blanquefort dans un tout petit événement, un festival street-art, avec du cirque et tout. Y avait peut-être une trentaine personnes, mais une énergie folle ! Ce qui compte, c'est pas d'avoir un million de personnes devant toi, c'est d'avoir l'énergie. C'est pour ça que mon album s'appelle Energy, parce que c'est la priorité absolue. On était tous dedans, y avait une espèce de transe vraiment, ce moment-là était mémorable.

     

     

     

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    Et ton pire souvenir de scène ?

    C'était un show à la Rock School Barbey, une de mes premières là-bas. Je passais en premier avant une quinzaine d'autres artistes, moi je faisais du rap américain et eux ils faisaient tous du rap français, en mode rap de quartier, tu vois ? Tout le monde était là pour voir la grosse tête à la fin ou ses potes sur scène, ils en avaient rien à faire de moi ! Y a même un moment où quelqu'un dans le public m'a dit de fermer ma gueule. Donc c'était le pire moment, au bout de trente secondes j'avais l'impression que ça faisait trente minutes que j'étais sur scène. Dans ces conditions-là, quand l'énergie n'est pas favorable, c'est difficile, mais ça s'est bien passé quand même !

     

    Dernière question : qu'est-ce que tu peux nous dire sur tes projets futurs ?

    Je viens de sortir mon album Energy, vous pouvez le trouver sur mon BandCamp, sur Amazon, iTunes, et sur toutes les plateformes de streaming. Pour les concerts, je peux pas encore vous donner une date, mais ça arrive bientôt ! Ensuite je vais me laisser une bonne année pour faire le prochain album, et je vais beaucoup évoluer. J'apprends le piano depuis un an, et je dois encore travailler, j'attends d'avoir un bon niveau pour donner un album qui aille plus loin musicalement. 

     

     

     

     

     

     

     

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