• La Femme : détonantes contradictions

     

    Le 19 janvier, le groupe biarrot La Femme est venu à la Médoquine chanter et danser son nouvel album Mystère. Un concert tout en énergie et en contrastes.

    On sent l’embarras de la critique française à étiquetter la musique de La Femme : un mélange de surf-music, de cold-wave et de pop, avec des touches de psychédélisme, une inspiration rockabilly, des accents orientaux… La femme est une française un peu schizophrène, à la fois rock et pop, légère et violente, passant de l'une à l'autre de ses humeurs sans transition. Le plus simple pour appréhender ce qu'est La Femme, vous l’aurez compris, est donc d’aller l’écouter déclamer sa charmante cacophonie.

     

     

     

    Après une excellente première partie à base de cuissardes, porte-jarretelles et tenues flamboyantes assurée par Igor Dewe et Aymeric Bergada du Cadet, grandes figures des nuits queer parisiennes, la Femme entre en scène. De gauche à droite, Noé, Clémence, Marlon, Nuñez, Sam et Sacha prennent place. Leurs looks feraient pâlir d’envie les habitués des fripes les plus obscures ; leurs synthés rouges et thérémine aussi, d’ailleurs… Dès les premières notes de Sphynx le public est conquis, et les chansons de Mystère s’enchainent avec fluidité. « Bordeaux, vous aimez les champignons ? » demande Clémence avant d’enchaîner sur Mycose.

     

     

    Un des temps forts de ce concert est indéniablement leur tube Où va le monde, lorsque la salle entonne en cœur cet hymne d’anti-héros. Le groupe chante la tromperie, la tristesse, l'amour, et la catharsis opère, face à un public d'âges et de styles diversifiés.

    Sous les rappels impérieux du public, La Femme revient sur scène pour la dernière chanson du concert, Antitaxi (« Prends le bus, prends le bus, anti taxi ! »), annonciatrice de la foule qui se pressera dehors à l’arrêt de la Médoquine quelques minutes plus tard. Pour les fans les plus assidus, un stand de ventes de t-shirts et vinyles est monté au fonde de la salle après le concert, tenu par les membres du groupe eux-mêmes.

     

    Clémence Junot et Sarah Perrin

    En partenariat avec Base Productions

    Vous pouvez retrouver cet article sur le site de Vin Rouge et Encre Noire 

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