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    Next - Bordeaux était présent au Festival ODP, qui se déroulait du 18 au 20 mai au Parc Peixotto à Talence. Comme l'année dernière, le festival a fait le choix d'un éclectisme assumé.

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    Vendredi soir, le public a eu droit à la variété légère de Da Silva, aux sonorités mystiques d'Ibeyi et à l'electro-rock de Alt J. Ce dernier groupe, très attendu, a su réveiller un public resté en apesanteur après le show délicat des jumelles d'Ibeyi.

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    Alt J a joué ses tubes comme Breezeblocks et Taro, mais aussi des compositions moins connues et plus rock'n'roll. La scénographie était travaillée, à la hauteur de l'énergie du groupe britannique, qui a su trouver un équilibre entre rythmes effrénés et émotion. Ce premier jour s'est conclu par un mot des parrains du festival, Thomas Hugues et Eric Jean-Jean, qui ont rappelé le soutien financier considérable qu'apportait l'événement aux orphelins des sapeurs-pompiers de France.

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

    Samedi soir, la programmation était francophone, avec Les Négresses Vertes, Coeur de Pirate, Gauvain Sers et Laurent Lamarca. Une soirée plus apaisante, à l'image du beau temps présent pendant les trois jours du festival. L'occasion de se promener parmi les nombreux foodtrucks et stands disséminés dans le Parc Peixotto : un churros, une bière, un hamburger ? A vous de choisir !

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    Le dimanche soir s'est affirmé comme étant la soirée la plus street et la plus énergique, avec le fantastique show du groupe de rap NTM. Le public était à la fois constitué d'anciens fans déjà présents il y a trente ans dans les fosses, et de plus jeunes désireux de voir sur scène un duo mythique du hip-hop français.

     

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    Joey Starr et Koolshen n'ont rien perdu de leur flow et de leur street credibility : après avoir fait attendre quelques dizaines de minutes des spectateurs déjà bouillants, ils ont débarqué sur la scène parée pour l'occasion d'écrans géants. Ils étaient accompagnés de deux DJs, donc l'un provenait du groupe électro Birdy Nam Nam.

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    NTM a joué ses classiques en les adaptant au goût du jour : Laisse pas traîner ton fils, Seine Saint Denis Style, Ma Benz, Assassins de la police... Le duo a fait venir sur scène plusieurs invités, dont Bustaflex, Format:B et Lord Kossit, des rappeurs de la vieille école comme eux, mais aussi des artistes plus actuels, amateurs de son trap et de grosses infra. 

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

    Comme souvent dans les bons concerts de rap, l'ambiance était très remontée : des mains en l'air pendant tout le show, des fans qui s'égosillaient sur les paroles du groupe de leur adolescence et de nombreux doigts d'honneur. Fidèles à leur réputation, Joey Starr et Koolshen ont apostrophé les VIP installés dans les loges qui surplombaient la fosse ("On n'est pas à l'hippodrome, ici !") et ont fait transpiré leur public pendant plus d'une heure et demie. Un show qui concluait en beauté ces trois jours de festival, en rompant un peu avec le mood tranquille et familial des deux soirs précédents. On en redemande pour l'année prochaine !

     

     

     

    Le Festival ODP : trois jours, trois ambiances

     

     

     

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    Vous vous ne savez pas quoi faire de votre soirée du vendredi 4 mai ? ça tombe bien, Juliet Fox, la célèbre DJ et productrice berlinoise de musique techno, passe demain soir à l'Espace DS (situé au nord de Bordeaux, capacité d'accueil de 400 personnes), pour une autre soirée La Crème. Notamment connue pour ses collaborations avec Pleasurekraft ou Ramiro Lopez, elle s'est produite en Thaïlande, en Malaisie, à Singapour, en Corée du Sud et en Chine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On pourra également écouter les sets techno-house d'Aurel, artiste investie dans le milieu queer bordelais, qui sait satisfaire les adeptes de l'old school comme les plus modernes. On retrouvera aussi Roxane de Wallen, qu'on connaît déjà pour ta techno acid exaltée. Les trois membres de Monep sauront rendre la soirée éclectique, en jouant de l'acid, du dub et de l'industriel. Plus underground, le mystérieux duo MΛGMΛ remontera mixer à la surface : habitué des rave girondines, il clôturera la soirée par des basses brutes et des mélodies acidulées.

     

     

     

     

     

     

    Situé à 100 mètres du tram, l'Espace DS n'est entouré d'aucune habitation et peut donc se permettre de faire raisonner les caissons. La salle dispose d'un espace fumeur et d'un bar ; en plus des habituels bières et vins à petits prix, vous pourrez cette fois vous régaler de jus de fruit tropicaux faits maison. Bonne soirée !

     

     

     

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    La Base Sous Marine est coutumière des expositions originales qui provoquent des sentiments forts chez le public ; avec Digital Abysses, le pari est encore une fois réussi. Les oeuvres de Miguel Chevalier, artiste né au Mexique et résidant aujourd'hui à Paris, font résonner le naturel avec le technologique et le virtuel avec le réel. Essentiellement réalisées grâce à l'informatique, elles figurent des fonds océaniques avec leur faune et leur flore. La base sous-marine, lieu sombre et mystérieux dont nous avons déjà parlé ici, s'accorde parfaitement avec la thématique de cette exposition.

     

     

     

    Digital Abysses : une exposition toute en profondeur à la Base Sous Marine

     

     

     

    Digital Abysses : une exposition toute en profondeur à la Base Sous Marine

     

     

     

    Vous pourrez ainsi admirer des protozoaires numériques aux couleurs acidulées se déplacer sous vos pieds. Vous aurez peut-être l'impression d'être passé dans une dimension parallèle qui ressemble à notre monde, mais pas tout à fait ; et c'est ce pas tout à fait qui produit toute la différence. Sur des écrans géants, des univers inconnus se dessinent, s'assemblent, s'effondrent et se transforment. Des gros plans de foraminifères virtuels vous dévoilent toute la beauté du microscopique et du vivant. 

     

     

     

    Digital Abysses : une exposition toute en profondeur à la Base Sous Marine

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Digital Abysses : une exposition toute en profondeur à la Base Sous Marine

     

     

    Digital Abysses : une exposition toute en profondeur à la Base Sous Marine

     

     

     

    L'exposition Digital Abysse, qui se visite en un peu moins d'heure, se finira le 20 mai 2018. On vous la recommande chaudement (un ticket coûte 5€, le tarif réduit est à 3€) : elle vous procurera sans nul doute un apaisement et l'impression d'avoir fait une pause. On en ressort un peu comme on revient d'une séance de plongée en haute mer.

     

     

    Digital Abysses : une exposition toute en profondeur à la Base Sous Marine

     

     

     

    Digital Abysses : une exposition toute en profondeur à la Base Sous Marine

     

     

     

    Digital Abysses : une exposition toute en profondeur à la Base Sous Marine

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    Il y a quelques semaines, nous publiions un article sur une soirée techno dans l'Université de La Victoire. Entre temps, la faculté de sciences sociales et d'odontologie a été bloquée suite aux manifestations portant sur la loi Vidal. Si l'occupation de la fac semblait au départ provisoire, les bloqueurs et bloqueuses y ont désormais élu domicile. Une page Facebook « Université Libre de Bordeaux » a été créée, en même temps qu'un sondage provenant de l'administration sur le blocus. Etudiants comme professeurs ne parviennent pas à se mettre d'accord, et l'ambiance est parfois un peu tendue au bar Chez Auguste, où certains se retrouvent pour travailler.

     

    Dans cet article, nous ne souhaitons pas prendre position concernant la légitimité de la "loi sélection" ou l'occupation de l'université. Nous avons décidé d'aller visiter la faculté pendant le blocus, afin de voir par nous-même ce qu'il en était, et de vous en donner un aperçu.

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

    L'entrée se fait par la porte principale qui donne sur la Place de la Victoire. Un petit panneau « Université occupée - entrez ! » indique le chemin, à côté d'autres issues bloquées par des piles de chaises et de tables. Derrière la porte, dans le hall de l'université, pas de service d'ordre, mais des jeunes installés dans des canapés, fumant et discutant. A côté d'eux, un chien se repose. Un concert de musique classique a lieu, quelques chaises sont disposées devant les deux virtuoses. Partout, des affiches qui se moquent et critiquent la politique d'Emmanuel Macron et la loi sur l'accès à l'université, et qui interpellent sur des phénomènes sociaux actuels. 

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

    Les bloqueurs ont rassemblé de nombreux extincteurs au même endroit, sans qu'on ne saisisse bien le sens de cette manœuvre. Dans la cour, un groupe de jeunes écoute du hardcore sur des enceintes de mauvaise qualité, tandis que des filles taguent sur des draps des slogans contestataires. Les panneaux d'affichage ont été recouverts de tracts manuscrits. 

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

    Dans l'amphithéâtre Gintrac se tiennent des discussions sur le thème « Pourquoi c'est nul d'être une nana ? ». Des jeunes femmes échangent dans une salle redécorée à la mode « blocus ». Le tableau est recouvert de petites écritures détaillant le programme des prochains jours.

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

    Tandis que nous prenons des photos de l'agencement du lieu, une participante nous demande calmement, mais fermement, de ranger notre appareil. L'exigence sera réitérée alors que nous nous apprêtons à sortir et prenons quelques dernières images. Quand nous demandons pourquoi il nous est interdit de photographier le lieu, on nous répond que les images risquent d'être « manipulées » et « sorties de leur contexte ». C'est donc en insistant sur notre démarche purement descriptive et neutre que nous concluons cet article. On attend vos avis dans les commentaires !

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

    Visite d'une fac occupée

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Hier soir, le collectif musical La Crème avait décidé de s'emparer des murs de l'université de la Victoire en les faisant trembler à coup de grosses basses. Une bonne petite soirée techno comme on les aime, en plein centre de Bordeaux : la musique s'entendait depuis les terrasses de la place.

     

     

     

    Ils ont remué la fac : La Crème X Just Her à l'Atrium

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ils ont remué la fac : La Crème X Just Her à l'Atrium

     

     

     

    Leurs DJs nous avaient déjà fait danser au Fridge, et ils avaient décidé de remettre ça dans un lieu plus insolite. L'atrium de l'université est en effet d'une rare beauté architecturale, avec ses colonnes, ses marbres et ses céramiques ; et il est toujours plaisant de voir un dancefloor se défouler dans un très bel endroit.

     

     

     

    Image associée

     

     

     

    Ils ont remué la fac : La Crème X Just Her à l'Atrium

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De 17 heures à 22 heures, les artistes ont proposé des sets intéressants, de la house smoothy à une techno plus énervée. L'orga a su ravir ses convives avec des petits prix - 6€ la place en prévente, 12€ sur place et 3€50 le demi -, une ambiance conviviale et un lieu plaisant. On attend de voir avec impatience ce que le collectif nous réserve pour la suite !

     

     

     

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