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    Toujours à la recherche de nouveaux artistes à vous faire découvrir, aujourd'hui nous posons des questions au groupe UNNO, qui a sorti récemment son album Amaii. Bonne lecture et bonne écoute !

     

     

     

     

     

    Pouvez-vous présenter le groupe et chaque membre du trio, ainsi que leurs rôles ?

     

    Nous sommes UNNO, un trio formé en 2011 et composé de Awir Leon, Tismé et J.Kid. À part au niveau vocal où Awir Leon est indéniablement le chanteur principal et Tismé et moi même principalement aux choeurs, il n'y a pas de rôle clairement défini. C'est totalement libre, aussi bien au niveau des idées, inspirations que de la production... Tant qu'on respecte l'avis du chef Awir Leon bien sûr (chef suprême évidemment).

     

     

     

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    Votre nom, « UNNO », est la contraction de « UNexpected Note ». En quoi votre groupe représente-t-il une « note inattendue » ?

     

    Le groupe en lui même ne représente pas une note inattendue, en tout cas si c'est le cas c'est très cool mais ce n'est pas dans ce sens là que le groupe porte ce nom. On voit cette notion de "note inattendue" plutôt comme l'envie d'être surpris par la musique et les choses en général. On aime se surprendre l'un l'autre dans notre musique comme on aime aussi l'être par d'autres artistes. Ce moment où tu ouvres grand les yeux quand tu es agréablement surpris par un truc auquel tu ne t'attendais pas, que ce soit en écoutant un morceau ou en regardant un film, un paysage, une personne, un animal, etc... Et que tu te dis "Yes! C'est pas mal ça!"  ... Même si bien sûr on aimerait être quelque chose qui n'existe pas encore ! 

     

     

    Comment s’est formé le groupe ? Racontez-nous votre histoire.

     

     Le groupe s'est formé en 2011 autour d'un feu créé par la chute d'une comète sur la plage de Dunkerque. 

     

     

    Vous avez signé il y a quelques années avec le label marseillo-parisien « Nowadays Record », initialement plutôt porté sur le hip-hop. Quelles étaient vos affinités avec ce label ?

     

    On savait pas à l'époque qu'ils étaient marseillo-parisien, sinon on aurait pas signé. Mais on a bien fait parce qu'ils sont très cools et que nous aussi on était initialement porté sur le hiphop avant la chute de Jean-Marcel le Flatular ! (C'est le nom de la comète suscitée)

     

     

     

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    Pourquoi avoir choisi ce titre pour votre album, « Amaai » ?

     

    Amaai veut dire « entre deux pluies » en japonais et nous on trouve ça pas mal.

     

     

     

     

     

     

    Comment composez-vous ? Les paroles viennent-elles avant ou après la mélodie ?

     

    On compose de façon très libre et instinctive, il y a pas vraiment de méthode. On peut parfois partir d'une base d'idées que l'un de nous trois avait dans son chapeau et chacun y ajoute sa pierre à l'édifice, comme on peut aussi partir de rien et composer à 6 mains à partir des émotions du jour de chacun... Les possibilités sont aussi nombreuses que passionnantes. Pour les paroles ça dépend...

     

     

    Vous faites une musique très indé, très éthérée et délicate. Quelles sont vos sources d’inspiration ?

     

    On sait pas trop ce que ça veut dire indé et éthérée. Mais merci ! Nos inspirations viennent de partout, on pourrait faire une liste classique, vous citant des artistes qu'on aime en ce moment, d'autres artistes plus encrés dans nos histoires respectives, des endroits qu'on aime, des gens connus ou autour de nous, des sensations, des aliments, des films etc... Mais la liste serait trop longue, chiante et jamais exhaustive donc on préfère dire que tout ce qui nous fait réagir peut nous inspirer. Et comme on ne réagit pas forcement tous les 3 aux mêmes choses il n'y a pas de limite ni de source clairement définie... Yesssss on est trop deep des fois!

     

     

     

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    Certains de vos morceaux ont des consonances très groovy, hip hop (comme dans Mighty Venus), alors que d’autres comme Amaai sont plus rock-electro. Y a-t-il un style dont vous vous sentez plus proche, ou bien préférez-vous ne pas choisir ?

     

    On se rend pas vraiment compte du style des morceaux ou de notre musique en général. Comme on n'y pense à aucun moment du procédé créatif et qu'en général on part d'une idée et on laisse le morceau nous emmener là où il veut, c'est dur pour nous de choisir ou de dire de quel style on se sent le plus proche. Disons que si toute la musique, tout styles confondus, était une forêt, eh bien UNNO serait un arbre dont le tronc est hiphop/soul, les racines viennent de plein d'endroits et les branches n'ont pas peur de s'aventurer partout  ! 

     

     

    Pourquoi ce choix de chanter en anglais ?

     

    Parce que polonais c'était déjà pris !

     

     

    Quels sont vos projets futurs ?

     

    Faire des concerts et surtout bosser sur le prochain album d'UNNO, en jouant à la playstation (deux d’entre nous surtout), pendant qu’on mange des brocodiles grillés (deux d’entre nous surtout). Les brocodiles c'est comme des crocodiles mais avec des cheveux frisés comme les brocolis !

     

     

     

     

     

     

     

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    Quand Lomepal remue le Rocher de Palmer : un grand du rap à Bordeaux

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Hier soir, Lomepal - Antoine Valentinelli de son vrai nom, mais il n'aime pas qu'on l'appelle comme ça - se produisait au Rocher de Palmer à l'occasion de sa tournée Flip Tour. Après que le magicien américain qui le suit dans sa tournée ait chauffé la salle, il est monté sur scène au son de Palpal, son single encensé par la critique. Le public criait déjà son nom depuis de longues minutes.

     

     

     

    Quand Lomepal remue le Rocher de Palmer : un grand du rap à Bordeaux

     

     

     

    Lomepal était accompagné de Yyassine, le backer, et de son . Le rappeur-skateur (Lomepal fait en effet du skate depuis 15 ans) a su satisfaire à la fois ses fans de la première heure, en jouant R2D2 ou L'avion malaisien, mais aussi son public plus récent, qui l'a découvert aux sons de Malaise ou Yeux disent. Un concert à la fois street et sensible, doux et trash, où les moments d'émotion se transformaient vite en pogo.

     

     

     

    Quand Lomepal remue le Rocher de Palmer : un grand du rap à Bordeaux

     

     

     

    Quand Lomepal remue le Rocher de Palmer : un grand du rap à Bordeaux

     

     

     

    Bien que malade, Lomepal a été généreux avec un public conquis : après avoir surfé sur l'auditoire, il est descendu plusieurs fois de la scène pour rapper au milieu de la foule. Il a donné deux rappels, visiblement ému des cris de son public qui ne s'arrêtaient pas. Les bordelais avaient déjà démontré leur amour pour les chansons de Lomepal : de nombreuses personnes présentes hier soir l'étaient aussi à son Show Case en septembre et à la Rock School Barbey, il y a deux ans. Le rap semble définitivement être la musique des idoles des jeunes. 

     

     

     

    Quand Lomepal remue le Rocher de Palmer : un grand du rap à Bordeaux

     

     

     

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    DJ Shadow au Krakatoa : le pionnier de l'électronique chauffe Bordeaux

     

     

    Ce lundi au Krakatoa jouait DJ Shadow, de son vrai nom Joshua Paul Davis. L'auteur de la bande son de Fast and Furious a su faire oublier aux bordelais la canicule, malgré les 40°C ambiants. Ce pionner du hip-hop expérimental a ravi le public en mixant ses classiques des vingt dernières années avec des sons plus récents mais tout aussi jouissifs.

     

     

    DJ Shadow au Krakatoa : le pionnier de l'électronique chauffe Bordeaux

     

     

    Le collectionneur de 60 000 albums, présent sur la scène électronique depuis les années 90, était très attendu à Bordeaux : le Krakatoa a écoulé près de 500 billets pour ce concert. Pour son Mountain Will Fall Tour, DJ Shadow a prévu des animations visuelles en accord avec sa musique, à la fois sobres et psychédéliques, élégantes et underground.

     

     

    DJ Shadow au Krakatoa : le pionnier de l'électronique chauffe Bordeaux

     

     

     

     

    Sans oublier de jouer son morceau le plus connu, Nobody Speaks, et généreux en rappels, DJ Shadow a su satisfaire ses fans de la première heure et les néophytes venus découvrir un musicien électronique phare des dernières décennies. Le Krakatoa achève donc sa saison avec un artiste pointu, confirmant la finesse de sa programmation - y ont déjà joué cette année Kid Francescoli et Julia Minkin, Agnés Obel ou Crystal Catles... On a hâte de les retrouver à la rentrée avec notamment Jabberwocky le 22 novembre.

     

     

    DJ Shadow au Krakatoa : le pionnier de l'électronique chauffe Bordeaux

     

     

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    Vendredi soir, le groupe Deluxe – dont on avait interviewé le saxophoniste Kilo juste ici – était présent dès 20 heures 40 sur les planches de la Médoquine, face à une salle comble et un public éclectique et très motivé. Comme à leur habitude, les six membres du groupe était vêtus de leurs costumes à moustache, l'esprit paillettes et burlesque était au rendez-vous. Mais les membres du groupe brillent moins par leurs parures que par leur énergie, leur bonne humeur et leur complicité.

     

     

     

    On aimait déjà Stachelight, leur deuxième album qui mélange les genres, de l'electro à la soul en passant par le rap et le funk ; mais voir Deluxe sur scène vaut vraiment le détour. Deluxe est un group de showmen : Kilo le disait durant l'interview, ils font de la musique pour être sur scène. Et on les comprend : ils sont doués. Lancé de ballons dans le public, jets de paillettes, le groupe est en interaction constante avec les spectateurs, l'un des meilleurs moments du concert étant lorsque le groupe est descendu jouer au milieu du public accroupi. Pour la faire courte, Deluxe est un groupe d'excellents musiciens qui ne se prennent pas au sérieux et n'ont pas peur du public.

     

     

     

    Il est vraiment appréciable de voir un groupe en pleine tournée faire preuve d'autant de générosité musicale : quatre rappels, plusieurs impros, une élégance à la fois burlesque et moderne, et une complicité apparente entre les membres du groupe. Comme lors du concert de Chali2na avec Krafty Kuts, le plaisir que prennent les artistes sur scène est contagieux.

     

     

    Après avoir achevé le concert par leur traditionnelle photo-pyramide aussitôt instagrammée, Deluxe a salué la foule et est sorti de la scène en chenille, l'oeil un peu fatigué mais le sourire jusqu'aux oreilles, pour arriver quelques minutes plus tard dans le hall de La Medoquine. On a hâte d'être quelques années plus tard, pour voir comment ce jeune groupe plus que prometteur a évolué et ce qu'il nous réserve pour son prochain album.

     

    En partenariat avec Base Productions et Vin Rouge Encre Noire


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    Les Jurassic Five ont beau s'être séparés en 2007, ils sont toujours bien présents dans les esprits, tant dans ceux de leurs fans que des anciens membres du groupe. C'est en tous cas ce que Chali2na a démontré ce jeudi 9 février, quand il est arrivé sur la scène de la Rock School Barbey en faisant le signe des Jurassic Five – et en le répétant tout au long du show.

     

     

     

     

    Chali2na est probablement l'artiste le plus sympa qu'on ait jamais vu sur scène ; toujours en train de rire, de s'esclaffer, son concert est une vague de bonne humeur, de positif et de chill. Il apprécie ce qu'il fait, sa musique, ses concerts, et ça se voit. On retrouve, tant dans sa musique que dans son attitude, le côté happy et enjoué des albums des Jurassic Five. Cette ambiance détendue n'empêche pas l'engagement politique. Chali2na, de son vrai nom Charlie Stuart Jr, né dans le sud de Chicago, présent sur la scène hip-hop depuis plus de vingt ans, auteur d'une chanson intitulée International, affirme tout comme des millions d'américains son désaccord avec la politique de Donald Trump, par un très concis mais néanmoins efficace : « Fuck Trump ! »

     

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    Le flow de Chali2na se pose comme naturellement sur les instrus de son beatmaker, Krafty Kuts, qui mixe à l'ancienne sur ses deux platines vinyles, en enchaînant avec une aisance déconcertante Missy Elliott et Michael Jackson. Les deux artistes sont complices, et cela se ressent dans leur musique ; ils jouent ensemble avec les codes du genre, multipliant les clins d'oeils et les références à d'autres précurseurs du rap américain, tels que le Wu Tang Clan et 2PAC.

     

     

     

     

    A la fin du concert, après plusieurs rappels, Chali2na a confirmé sa coolitude en descendant dans le hall d'entrée de la Rock School pour discuter avec ses fans et signer des autographes. Sans fausses manières, il serrait des mains et prenait des selfies, et avait l'air aussi content que son public d'être là. Un concert mémorable pour un rappeur déjà mythique.

     

     

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    Cet article a été écrit en partenariat avec Bases Production et Vin Rouge et Encre Noire

     

     


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