• "Pop, tonique et surprenant" : l'interview d'Olivier Marguerit

     

    L'artiste O, de son vrai nom Olivier Marguerit, multi-instrumentiste et amateur de pop, est en tournée et sera en concert à l'iBoat le 23 mai. Avant de voler de ses propres ailes, Olivier Marguerit a accompagné plusieurs groupes en tant que musicien, de Syd Matters à Mina Tindle. Récit d'un passage "de l'ombre à la lumière".

     

     

     

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    Pouvez-vous vous présenter ?

    Je suis musicien et chanteur. J'ai commencé la musique en accompagnant des chanteurs, et maintenant, ça fait dix ans que j'écris des chansons pour moi et que je les présente. Pendant longtemps, je n'ai pas osé faire écouter mes productions ; puis j'ai commencé à sentir que certaines étaient plus valables que d'autres, qu'elles correspondaient à mon âge, j'ai voulu voler de mes propres ailes. J'ai fait des concerts, on m'a encouragé à continuer, et je me suis fait à ce nouveau rôle de chanteur ; j'ai sorti un album, puis un deuxième, et me voilà aujourd'hui.

     

    D’où vient ce nom, O ? 

    J'avais pris l'habitude de signer d'un "O", et puis quand j'ai commencé à faire des chansons, j'ai beaucoup travaillé sur l'idée de structure, en essayant de sortir du format classique couplet/refrain de la pop music. J'ai cherché à faire des morceaux en forme circulaire, avec des moments musicaux qui se succèdent sans revenir, notamment avec le titre Un torrent, la boue. Le O permet un rappel de l'initiale et une forme d'infini, ça évoque le travail sur la structure. Mais c'était compliqué de garder le O seul, c'était introuvable sur Internet, donc on a rajouté mon nom et prénom. 

     

     

     

     

     

     

    Quelles sont vos sources d’inspiration ?

    Je suis inspiré par ce que je veux écouter, par la recherche d'harmonie, des structures particulières. J'ai été très inspiré par le cinéma aussi, sur le dernier album, notamment par la rétrospective d'Andreï Tarkovski, qui aborde le sujet de l'homme dans la nature. Ça m'a nourri. 

     

    Trois mots pour décrire votre dernier album ?

    Je dirais pop, tonique et surprenant.

     

     

     

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    En ce moment on assiste à un renouveau de la chanson française avec Angèle aujourd'hui, Fauve il y a quelques années... Est-ce que vous vous identifiez à cette nouvelle vague ?

    En effet il y a un retour de la chanson française, qui est plus moderne et sort de la variété. Je m'identifie plus à des artistes comme le groupe Atlas Mountains ou Fabien Berger, des gens qui pour moi perpétuent une tradition d'écriture et de chanson française en la mettant au goût du jour. 

     

    Vous jouez à l'iBoat le 23 mai, comment abordez-vous cette prestation ?

    Je suis déjà venu pas mal de fois jouer à Bordeaux, avec O et d'autres groupes. C'est une patrie de musique, avec Atlas Mountains qui est y est basé et dont je suis proche, je suis très content d'y retourner. Avant on était trois sur scène, maintenant on est cinq ; il y a beaucoup de possibilités vocales, on est un vrai groupe, c'est très excitant.

     

     

     

     

     

     

    Aujourd'hui vous êtes chanteur, avant vous accompagniez des groupes en tant que musicien : comment avez-vous vécu ce changement de statut ?

    J'accompagne toujours en tant que musicien, et c'est vrai que la place qu'on occupe quand on est chanteur ou simple musicien est très différente. C'est beaucoup plus simple d'être musicien, on a moins de pression ; quand on mène son projet, c'est compliqué, il y a beaucoup de vents contraires, d'attentes, de déceptions. Ce n'est pas le plus agréable, dans la musique. La place d'accompagnateur est confortable pour ça. Après c'est très plaisant de faire des chansons avec une qualité reconnue. Au final mon avis est assez mitigé, j'apprends au fur et à mesure. 

     

     

     

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    Quels sont vos projets futurs ?

    La tournée va durer jusqu’à fin 2019, peut-être un peu après. On fait des concerts cet été et cet automne, et je suis déjà en train de travailler sur pleins de choses. J'ai un projet avec le musicien de Catastrophe, on monte une pièce de musique d'une heure collaborative : on s'échange un disque dur pendant un an, et chacun fait la suite de l'autre, un peu comme un cadavre exquis. Je vais aussi jouer avec Les Innocents. 

     

     

     

     

     

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