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    Vous n'aviez plus écouté Skip The Use depuis leur dernier album "Little Armageddon" sorti en 2014 ? C'est le moment de vous y remettre : ils reviennent sur scène plus enflammés que jamais (et c'est d'ailleurs pour ça qu'on les a interviewés juste ici) !

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    Ce jeudi, ils entamaient leur nouvelle tournée à Bordeaux au Rocher de Palmer. Primé aux Victoires de la Musique en 2013, le célèbre groupe de rock français s'est reformé après plus de deux ans d'absence et vient de sortir un album, "Past & Future", qui ne décevra pas les fans. Damn cool s'annonce déjà comme LE titre qui fait vibrer parmi les 14 sons de l'album.

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    Mat, le charismatique chanteur du groupe a fêté son anniversaire sur scène avec gâteau, bougies et "joyeux anniversaire" chanté par le public ; une belle manière de faire son come back. Totalement déjanté sur scène, sautant dans tous les sens, levant le poing, il nous a aussi fait rire entre chaque chanson avec ses punchlines bien senties et son ton ironique.

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    Il a également défendu les causes qui lui sont chères et dénoncé racisme, sexisme et lgbtphobie, aussi bien avec ses anciennes chansons, dont The Story Of Gods And Men, qu'avec celles du dernier album comme Marine, pendant laquelle nous criions "Fuck you" en coeur, ou encore Your turn to love où le chanteur interroge à la fois le sexisme et le racisme : "My daughter ask me 'why these people hate me? Is it the color of my skin or just because I am free?' ".

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    On sentait une énergie folle circuler entre le chanteur, le batteur et les deux guitaristes, qui ont assuré sur scène. Skip the Use est connu pour ses chansons en anglais, toutefois avec Du bout des doigts, le dernier son de l'album, Mat nous a montré que sa voix sonnait aussi bien dans la langue de Molière, et même avait un air insoupçonné de Kyo !

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

    Bref, la soirée a été très énergique, et le groupe Golden Gasoline en première partie n'y était pas pour rien. Le trio, porté par la jolie voix de la chanteuse a chauffé la salle et nous a donné envie d'aller écouter leurs albums. Ils ont terminé leur show intense de trente minutes avec No Friends in Paradise, proposant un rock plus traditionnel que celui de Skip the Use, mais terriblement efficace.

     

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

     

    Happy birthday Skip The Use !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Cet article a été rédigé par Ségolène

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    A l'occasion de la sortie de leur dernier album "Past & Future" et de leur concert au Rocher de Palmer le 7 novembre, nous avons rencontré le chanteur du groupe Skip The use, Mat Bastard. Il revient sur l'histoire de ce groupe de rock français devenu incontournable à l'international, nous parle de ses meilleurs et pires souvenirs de scène, et nous explique pourquoi "Past & Future" est un tournant pour le groupe.

     

     

     

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    Skip the Use est un groupe de rock français devenu incontournable. Vous pouvez nous raconter votre histoire ?

    Yan (Yan Stefani, le guitariste, ndlr) et moi avons commencé la musique en 1993, au début chacun de notre côté avec nos propres groupes de punk à Lille. On a fini par se rencontrer, on était tous les deux musicien, auteur et compositeur dans nos groupes et on a eu l’idée d’un projet en duo où on composait ensemble. On a donc commencé à faire de la musique tous les deux en 2007, on s’est enfermé pour composer et monter le concept de Skip The Use. On a enregistré en studio, on a trouvé des musiciens parmi nos potes et notre premier album est sorti en 2009. On a tourné pendant deux ans, pour ensuite sortir l’album que tout le monde connaît en 2012, Can be late.

     

     

     

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    Comment composez-vous ? Qu’est-ce qui vient en premier, la mélodie, le texte ?

    Tous se fait à deux avec Yan. On compose d’abord la musique à deux, dans une pièce de la taille d’une chambre, puis après vient le texte.

     

    Vous avez démarré à Lille, maintenant on peut vous qualifier de stars de la musique. Qu’est-ce qui change quand on a du succès, à la fois professionnellement et personnellement ?

    Professionnellement, le succès crée plus d’opportunités et de liberté. Plus ça marche et plus tu peux faire ce que tu veux ; mais ça n’a de sens que si tu sais ce que tu veux. C’est cool à ce niveau. Après personnellement, plus ça marche et plus tu fais des concerts, et moins tu es chez toi. C’est parfois compliqué d’avoir une vie perso, d’où le break pendant trois ans, on est à 300% dans le projet mais on est aussi pères de familles, mariés… Il est important de ne pas s’oublier.

     

     

     

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    Vous mélangez rock, pop, electro, hip-hop… Quelles sont vos sources d’inspiration ?

    On écoute un peu de tout. On est un groupe contemporain, donc on est toujours à la recherche de nouveaux sons, mais on aussi des classiques : ça va de Nirvana à Amélie Laurens, du punk-rock à la techno…

     

    Pourquoi ce choix de chanter en anglais ? 

    Lille est une ville frontalière avec la Belgique, donc on a commencé à écrire en anglais car on faisait des concerts là-bas, pour des raisons pratiques. Après on a toujours voulu jouer partout et pour ça l’anglais était plus simple. On vient d’une génération pour qui la langue et le drapeau ne sont pas des priorités. On n’a rien contre le français : j’adore énormément de projets musicaux francophones et on a nous-mêmes écrit des chansons en français dans Little Armagedon et dans le dernier album. Mais c’est vrai qu’on s’exprime le plus souvent en anglais.

     

     

     

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    Vous avez sorti votre dernier album Past & Future le 18 octobre, on a pu écouter votre morceau Damn Cool, comment décririez-vous cet album ?

    Chaque album de Skip The Use est une photo du monde. À chaque fois le monde évolue donc notre musique évolue avec lui. Ce dernier album a été entièrement réalisé avec Yan, c’est notre projet le plus personnel et le plus abouti, chacun a sa chanson emblématique. On a réussi une proximité avec la puissance du live à laquelle on n’était jamais parvenu. C’est un album puissant, éclectique, résolument contemporain, avec des souvenirs du funk et de l’électro des années 90. Le morceau Damn Cool a sa propre histoire : il est né d’une rencontre avec Philippe Ribiere en festival, une personne qui est constamment dans le dépassement de soi. Cet homme grimpe des falaises malgré son handicap, alors qu’il a du mal à tenir un stylo. C’est quelqu’un d’exceptionnel. Ce morceau explique que ce qu’on trouve beau, cool, ça n’a pas grand chose avec faire quelque chose de beau et de cool. C’est une rencontre philosophique sur la manière de voir la vie, l’amitié.

     

    Comment préparez-vous vos live sur scène, où vous faites preuve d’une énergie stupéfiante ? Quelle part est laissée à l’improvisation ?

    On est très besogneux dans la préparation des lives, il y a toute une partie très travaillée, mais on laisse une place à l’improvisation parce qu’on aime ça. On ne fait jamais le même concert, on s’adapte au public en face de nous. Le public est un membre actif du groupe, le concert à Bordeaux ne sera pas le même que celui à Lille ou Paris. On travaille et on répète beaucoup, on est très méticuleux car ce n’est pas facile de passer par plusieurs styles musicaux, ça nécessite de la maîtrise. On est conscient de la chance qu’on a en 2019 de pouvoir s’exprimer librement sur scène, et c’est cette liberté qui nous donne notre énergie.

     

     

     

     

     

     

    Quel est votre meilleur souvenir de scène ?

    Il y en a tellement… Chaque concert a son meilleur souvenir. Ce que j’aime le plus, c’est voir des gens d’obédiences, de sexualité, de couleurs de peau, de statuts sociaux différents, qui pendant une heure dansent et chantent ensemble. On vit dans une époque où on essaie de monter les communautés les unes contre les autres ; et nous, tous les soirs, on prouve que justement, l’ouverture et la différence sont des sources d’enrichissement.

     

    Et votre pire souvenir de scène ?

    Les mauvais moments font partie du jeu… Mes pires souvenirs de scènes, c’est quand nous avons été mauvais. Il n’y a pas de mauvais concert, seulement des mauvais groupes ! On est très méticuleux et éternellement insatisfaits, on peut toujours faire mieux. L’hygiène de vie est importante, donc au moindre écart on peut vite le payer sur scène le lendemain… Mais c’est rare.

     

    Vous jouez en concert à Bordeaux le 7 novembre au Rocher de Palmer à 20h30, comment abordez-vous cette prestation ?

    On a un vrai attachement de coeur avec la ville de Bordeaux, à chaque fois on passe une excellente soirée. C’est une ville où j’aime beaucoup aller.

     

     

     

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    Avec sa marque Le Mot Rose, Camille, armée de ses aiguilles, a décidé de lever le tabou sur le corps féminin... mais tout en douceur. Vulves, tétons et menstruations sont ainsi représentés dans les créations de cette jeune bordelaise. Rencontre avec une artiste qui n'a pas peur d'abattre les clichés.

     

     

     

    Le féminisme en broderie : l'interview de Camille, fondatrice de la marque de broderie Le Mot Rose

     

     

     

    Peux-tu te présenter ?

    Je m'appelle Camille, j'ai 23 ans et je suis diplômée d'un BTS Design Graphique à l’institut Supérieur des Arts Appliqués de Strasbourg. J'ai intégré les Beaux Arts de Bordeaux en octobre 2018, après avoir consacré une année à mon projet Le Mot Rose. Je suis passionnée par la couture depuis mon plus jeune âge, et je m'intéresse à énormément de choses : la confection, le graphisme, l'illustration, la photographie...

     
     

    Avec ta marque Le Mot Rose, tu brodes des bijoux qui représentent des vulves, des tétons, des utérus... Peux-tu nous expliquer le concept ?

    La broche a longtemps été boudée, jugée vieillotte, et j'ai voulu lui donner une deuxième jeunesse. Les couleurs vives utilisées sont inspirées des broderies traditionnelles des costumes Sardes. Si mes broches représentent des vulves, tétons et utérus, c'est parce qu'elles visent à lever le tabou sur le corps féminin, en déculpabilisant notamment sur le sujet des règles. Mes broches ont été portées et partagées par des personnalités et médias comme Clara Luciani, Vogue Italia, Pokaa, Madmoizelle, Et Pourquoi Pas Coline, Paulette Talks...

     

     

     

    Le féminisme en broderie : l'interview de Camille, fondatrice de la marque de broderie Le Mot Rose

     

     

     

    A quoi renvoie le nom de ta marque ? 

    Le Mot Rose fait référence à l’euphémisme, souvent employé pour parler de sujets tabous, comme les termes utilisés pour nommer son sexe par exemple. On se résout à adopter des mots roses plus apaisants !

     


    Tu organises également des ateliers d'initiation à la broderie, comment faire pour y participer ? 

    Pour le moment je n'ai plus d'ateliers prévus, le temps me manque, je suis en perpétuelle recherche de lieux ou les organiser, c'est beaucoup de travail, les gens s'inscrivent et parfois ne viennent pas. J'adore en animer, cela me permet d'échanger sur mon savoir faire et de faire de belles rencontres, ils reviendront peut-être au courant de l'année.Je consacre actuellement mon temps à la fabrication de broches et à la mise en scène de mon travail à travers la photographie.

     

     

     

    Le féminisme en broderie : l'interview de Le Mot Rose

     

     

     


    Comment peut-on te soutenir et acheter un bijou ?

    Mon site internet est actuellement en construction, il faudra patienter un petit peu pour qu'il soit terminé. Vous pouvez me retrouver sur des évènements physiques,  je les partage sur Instagram et Facebook.

     


    Quels sont tes projets pour 2019-2020 ? 

    J'ai comme projet donc mon nouveau site internet, Les totes bags sont un nouveau produit que j'ai sorti en septembre, par la suite j'aimerais agrandir la collection avec des t-shirts. Je reprend les cours début octobre, j'ai prévu de me concentrer également sur des oeuvres artistiques qui sont en parallèle à mon travail de marque, sur la même thématique du corps. 

     

     

     

    Le féminisme en broderie : l'interview de Camille, fondatrice de la marque de broderie Le Mot Rose

     

     

     

     

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