•  

    Alex Garcia est un DJ bordelais connu pour ces sets techno aux touches délicieusement acid. Il s'est produit en France comme à Londres ou Bruxelles, et compte bien continuer à faire bouger notre Belle Endormie.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bonjour ! Peux tu parler de ton parcours dans le monde de la musique ?

    Mon projet existe depuis six ans. J’ai commencé par la techno , puis je suis passé par plein de styles : j’ai fait du hip-hop, du beat, j’écoutais beaucoup de rock… Il y a six ans mon dernier groupe ne fonctionnait plus trop, donc on s’est séparé. J’avais gardé des machines, j’ai recommencé à faire de la techno. Mon ancien voisin m’entendait faire de la musique, et il se trouve qu’il organisait des soirées au BT59 avec AKM. Il m’a proposé d'y jouer. Il m’a beaucoup galvanisé. Petit à petit, je me suis mis à bosser plus sérieusement. Maintenant, je fais du live et des DJset, j’organise des soirées, je fais partie du collectif de free party Patrouille22, je suis dans l’agence de booking We Are Rave. Je fais partie de l’asso Alchymistik, et du label Sound Rising Record. Et sinon je travaille en parallèle en tant que technicien du spectacle, je monte des scènes, je suis au son, à la lumière, je fais des ateliers pour les enfants autour de la musique…

     

    Tu as joué en free party comme en club, qu’est-ce que tu préfères comme type de soirée ? Qu’est-ce qui est différent ?

    En free party, tu retrouves des clubbers et vice versa, maintenant les gens se mélangent. Après ce sont deux univers différents : en free tu vas avoir des horaires un peu spéciaux, tu vas jouer le matin par exemple, ou à midi… En club c’est plus cadré, on va dire. Mais j’aime bien les deux, je n’ai pas de préférence. C’est différent mais en même temps ça se ressemble : les gens viennent danser, kiffer, en teuf comme en club.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quelles sont tes sources d’inspiration ?

    Actuellement, j’écoute pas mal Mr Gazmask, ou Jacidorex, et puis Vitalic, toujours. 

     

    Comment est-ce que tu travailles ? Avec quelles machines, quels logiciels ?

    Chez moi j’ai mon studio avec une dizaine de machines, vieilles et récentes, qui ont toutes un son bien particulier. Parfois je pars d’une grosse caisse avec une basse, parfois je vais juste partir de petits arpèges. Je n’ai pas d’ordinateur sur scène, je fais les choses à l’ancienne on va dire, ça m’amuse plus même si c’est plus contraignant : il faut les transporter, je mets une heure à monter mon live avant de jouer, j’ai vingt minutes de balance… Après pour mon album sorti en avril dernier sur Sound Rising Records, j’ai quand même utilisé un ordinateur. Mais c’est le rapport à l’écran qui me dérange, et j’ai l’impression d’avancer moins vite avec un ordinateur, même si ça me permet de faire des choses plus précises.

     

     

     

     

     

     

    Comment décrirais-tu le milieu de la musique électronique à Bordeaux ? C’est facile d’y percer ?

    C’est un milieu sympa ! Je pense que si tu bosses, ça finit par se savoir et par payer. Il faut aussi faire du relationnel, contacter les gens pour jouer dans les soirées, ça fait partie du jeu au départ.

     

     

     

     

     

     

    Quelles observations as-tu pu faire sur le milieu de l’électronique  ?

    J’ai pu constater une évolution dans les styles, avec des choses qui reviennent comme l’acid techno, ou qui disparaissent comme la dubstep. Des gros artistes arrivent, des jeunes de 23 ans ultra-doués.

     

    Quels sont tes projets ? Où pourra-t-on t’écouter ?

    Ma prochaine date c’est le 18 janvier, une soirée que j’organise aux Vivres de l’Art. Je vais faire mon live, et j’ai demandé à des artistes que j’aime de venir : il va y avoir des expos, de la musique, de la danse… Je joue aussi le 2 février au BT59 avec Dizkal, puis le 8 mars à Toulouse. We Are Rave permet de se produire un peu partout en France.

     

     

     

     

     

     

    Et pour conclure, ton endroit préféré pour sortir à Bordeaux ?

    Les Vivres de l’Art, j’adore ; c’est vraiment le petit Berlin, il y a toujours de belles expos et de la bonne musique. Et puis le BT59, le Redgate…

     

     

     

     

     

    _______________

    Pour plus d'infos, de photos et de jeux concours, suivez Next-Bordeaux sur Facebook et Instagram !

     

     

     


    2 commentaires
  •  

    Vous avez peut-être déjà repéré à Bordeaux certains tags de David Selor. Cet artiste, originaire de Cognac, habite désormais à Bordeaux depuis trois ans. Il décore notre ville avec ses phrases poétiques et son personnage, Le Mimil.

     

     

     

     

     

     

    Depuis quand graffes-tu ?

    J’ai commencé le graffiti en 2007, après j’ai fait des pauses, je m’y suis remis vers 2013, quand mon personnage, Le Mimil est arrivé.

     

    Pourquoi avoir choisi pour personnage un renard ?

    Est-ce un renard, un chien ? Ce n'est pas vraiment déterminé. Aux gens de se l’approprier et d’inventer des histoires avec. A la base, ce personnage est né pour illustrer l’autisme, lors d'un service civique au Portugal. J’avais envie d’un personnage mi-animal, mi-humain, mi-sauvage, mi-raisonné. Je l'ai ensuite plus développé pour pouvoir véhiculer mes textes. Je l'ai appelé Le Mimil pour éviter de le catégoriser, justement.

     

     

     

     

     

     

    Comment choisis-tu les endroits où tu graffes ?

    Je les choisis pour la visibilité ; je peins principalement des parpaings de maison abandonnée, ça m’évite d’avoir des problèmes avec justice, car ce sont des supports voués à disparaître. Chaque lieu est porteur d’histoire. Le fait de peindre le parpaing lui donne vie.

     

    Dans quelles autres villes que Bordeaux as-tu graffé ?

    Cette année j’ai fait un petit tour du sud : Toulouse, Montpellier, Carcassonne, Valence... L’année prochaine j'irai plus du côté de la Bretagne.

     

    As-tu déjà eu des ennuis avec la police ? 

    J’ai été arrêté en Espagne, au Portugal, à Londres, en Belgique… mais pas en France. Ça s’est toujours bien passé, je suis parfois tombé sur policiers de mon côté. En général ils n'ont pas trop envie de s'embêter avec mon cas.

     

     

     

     

     

     

    Trouves-tu qu’il y a une évolution dans la manière dont on perçoit le street-art en France ?

    Oui, j’ai commencé à Cognac et quand je suis arrivé à Bordeaux, j’ai vu la différence, et à Paris c'est encore plus fou. Sur les marchés de l’art, le street-art prend en cote ou du moins se stabilise. Le problème c'est que ça crée des envieux. Des personnes cherchent à récupérer des oeuvres de rue en utilisant parfois les gros moyens (disqueuse pour couper les panneaux de bois, demande auprès des gars du chantier pour une découpe de parpaing...) Ça m'est arrivé au moins six fois cette année, à ce que je sais. Ces gens pensent être bienveillants, souvent ils me contactent pour me dire qu'ils ont eut des difficultés pour "les sauver de la destruction". J'ai arrêté le collage car un mec me décollait tout systématiquement, pour ses enfants. Récupérer l'art urbain le détruit, car c'est un art qui cesse cesse d'être urbain aussitôt qu'il quitte la rue . J'offre dans la rue pour tout le monde et ça doit le rester jusqu'à la fin. 

     

    Tes dessins sont souvent accompagnées de petites phrases poétiques et engagées. Dans ces cas-là, qu’est-ce qui te vient en premier comme idée, la phrase ou le dessin ?

    C’est plutôt le dessin qui vient accompagner la phrase. Si j’écrivais juste une phrase, je serais vite considéré comme un tagueur. Le visuel gentil offre une possibilité d’expression.

     

     

     

     

     

     

    Quelles sont tes sources d’inspirations ?

    Depuis toujours, j’aime les styles bruts à la Basquiat. Après, je me tourne aussi vers des illustrateurs, voire même de l’infographie, c’est du tout au tout. Je m’inspire de tout ce que j’ai à portée d’oeil.

     

     

     

     

     

     

    Quels sont tes projets ?

    J'expose en ce moment au 79 Cours de l'Argonne jusqu'au 8 janvier, il faut se renseigner sur les horaires d’ouverture. Sinon j'expose au mois de mars à Bordeaux, je ne sais pas encore où. Je vends aussi mes oeuvres par le biais des réseaux sociaux, et parfois des galeries prennent le relais. Je fais des toiles. J'ai aussi sorti un livre, des cartes postales pour les petits budgets. Je dédicace volontiers. Venez à ma rencontre !

     

     

     

     

     

     

     

    _______________

    Pour plus d'infos, de photos et de jeux concours, suivez Next-Bordeaux sur Facebook et Instagram !

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    No One Is Innocent, c'est un groupe de rock et de heavy metal français formé par Kemar, Shanka, Poppy, Bertrand Dessoliers et Gaël Chosson. Depuis vingt ans, ils comblent nos oreilles de paroles engagées et de riffs de guitare. Rencontre avec ceux qui chantent "A l'Occident les mêmes erreurs ; Tripoli, Damas après Badgad ; voilà le chef d'oeuvre du créateur".

     

     

     

     

     

     

    Comment s’est formé le groupe ?

    Le groupe s’est formé en 94, à Paris. Il a fait partie de toute la vague rock fusion de l’époque ; le groupe a vite été estampillé Rage Against The Machine à la française, là où avec le recul nous sommes un groupe qui a plutôt une racine musicale très punk, comme les Stooges.

     

    Quelles sont vos sources d’inspiration ?

    On est à la fois inspiré par des groupes récents qu’on découvre et qui nous inspirent, comme Pogo Car Crash Control, autant que par des groupes historiques comme Black Sabbath, les Stooges, Rage Against The Machines, Beasty Boy…

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "no one is innocent"

     

     

     

    Vous avez sorti votre album Propaganda en 2015 : pourquoi ce titre, et quel est le message que vous voulez transmettre ?

    Propaganda, c’est un album qui marque vraiment un tournant musical dans le groupe, on est revenu à quelque chose de très rock et brut de décoffrage, donc il fallait un titre fort, presque un slogan. Fallait quelque chose qui aille avec la musique, car les thèmes des textes sont toujours inspirés par la société dans laquelle on vit. C’est pas un regard de donneur de leçon, ni un regard politisé, c’est juste un regard qui se veut humaniste et sans prétention. On s’inspire de nos colères quotidiennes. Pour Propaganda, on a été choqué par le développement des nouvelles manières de désinformer, avec tout le phénomène des fake news.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "no one is innocent propaganda"

     

     

     

    Justement, vous avez fait des chansons sur plein de thèmes d’actualité : des élections, le djihad, le terrorisme…

    Oui, et ça a été très fort parce qu’on s’est retrouvé à défendre l’album sur scène après les attentats de Charlie Hebdo, et pendant la tournée ont eu lieu les attentats du Bataclan. Il s’est passé quelque chose de très étrange à ce moment-là, et ça a beaucoup marqué notre esprit collectif, puisqu’il y a clairement un avant et un après attentats du Bataclan. Avant, des mauvaises langues nous traitaient de démago, après on est passé au statut de groupe prophétique, avec des sons comme Djihad Propaganda. On a vraiment senti un gros tournant quant aux regards porté sur nous. Malheureusement, l’actualité nous a donné raison ; quelque chose a eu lieu dans le rapport du public au groupe, il y avait une attente folle de la part des spectateurs.

     

    Vous pourriez écrire des textes sans aucun rapport avec l’actualité ?

    Ça a été le cas. Après encore une fois, il y a une imbrication entre la musique et les thèmes, et vu la voix de Kemar, son énergie sur scène, il faut réfléchir à une cohérence des set lists. Il y a des répertoire dans notre groupe des textes sur l’amour, par exemple, mais c’est compliqué de les insérer. Les gens viennent de plus en plus pour se prendre une décharge d’énergie. Ça dépend des périodes.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "no one is innocent"

     

     

     

    Est-ce que vous vous êtes toujours senti libre d’écrire et de jouer la musique que vous vouliez ? Il n’y a jamais eu de pression ?

    Des maisons de disque, jamais ; on s’est jamais laissé bouffer, on a toujours eu une indépendance totale au niveau de la création. Mais là par exemple on a fait un titre qui parle à mots couverts de Trump, et on a galéré pour en faire la promo ; il est passé sur les télévisions françaises, mais sur YouTube, Facebook, ça a été très compliqué. On pouvait pas sponsoriser le lien, parce que dans le titre il y a le mot « fuck », et en plus maintenant ils ont des algorithmes qui analysent l’audio, et par exemple le mot « WTF » est interdit par Facebook. Tu es mis à la corbeille, les gens ne vont pas voir le lien ; et YouTube, pareil ! C’est devenu très pernicieux la censure, car ce n’est pas le système classique de la télé française où un programmateur valide, et où le CSA gère les problèmes. Non, là c’est un réseau social privé qui détermine ce qu’on n’a pas le droit de dire.

     

     

     

     

     

     

    Vous n’avez jamais reçu de messages de haine, de menaces…?

    Si, il y a eu une petite opération de la fachosphère qui n’a pas duré longtemps puisqu’on connaissait la parade, on effaçait systématiquement les messages. Mais y a eu des trucs drôles : un mec qui a traité Kemar de « lèche-babouches »… Ils sont créatifs ces gens là ! (rires) Ce sont des faux comptes avec trois mecs derrière qui bombardent de commentaires, on les efface et ils se lassent. Mais c’est plus les années 90 où Kemar a pu avoir sa porte fracassée par des skin heads.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "no one is innocent"

     

     

     

    Clairement. Et est-ce que vous pensez que c’est plus difficile de faire de la musique engagée aujourd’hui qu’il y a 20 ans, au début du groupe ?

    C’est une bonne question. Dès que tu veux présenter ta musique au public aujourd’hui, tu as plusieurs problématiques : déjà la crise industrielle du disque, parce qu’il y a eu transfert de pouvoir des artistes vers les maisons de disque. Les artistes signent des contrats moins avantageux, et disparaissent dès qu’ils ne marchent plus. La promotion a aussi changé : les programmes radio se sont transformés, on a de la chance car on chante en français donc ça facilite les choses mais il y a aussi une histoire de mode. Le rock, ça ne passe plus à la radio. Donc nous on remplit les salles depuis 5 ans sans aucun média, en fait, à part des radio associatives. On compte uniquement sur le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux, mais on y trouve aussi de la censure. C’est le puritanisme américain qui s’immisce dans la société française, et ça fait bizarre. Donc je dirais au final que c’est différent, parce qu’en même temps les salles n’ont jamais été aussi pleines pour le groupe, et c’est ça le plus important. A la Rock School, on fait 500 personnes, et c’est super motivant : on voit qu’on a un rôle à jouer dans la société, autre que poster des vidéos et compter des likes.

     

    Tant mieux pour vous ! Comment vous abordez votre prestation à la Rock School ?

    Très bien, c’est peut-être la quatrième fois qu’on joue ici. On l’aborde comme tous les concerts, en faisant comme si c’était le dernier. Ça peut paraître grandiloquent, mais on essaie vraiment de toujours faire des concerts originaux ; on joue une liste de morceaux, OK, mais on s’implique physiquement et mentalement. Il faut qu’il se passe quelque chose. C’est hyper addictif, on est à fond dans la performance scénique. Ce groupe c’est un rouleau compresseur, il y a des réactions en chaîne qui font que ça pète direct ! On se donne à fond, c’est l’essence de ce projet musical. On recherche presque la transe, on se subjugue, on se dépasse. Tu peux pas voir la musique autrement quand t’as connu ça, ce côté extatique, combattif.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "no one is innocent"

     

     

     

    Pour finir, quels sont vos projets ?

    On refait des concerts l’année prochaine, plusieurs dates ont déjà été annoncées dont le Hell Fest. En plus de ça, on va quasiment tous participer au Bal des Enragés : plusieurs groupes se rassemblent, il y a 16 personnes sur scène, et on fait que des reprises de rock. On va aussi au Hell Fest avec ce projet-là, et dans quelques festivals : on fête les 10 ans du projet, et on fait 10 dates. On va aussi commencer à écrire le nouvel album au premier trimestre vu qu’on ne tourne pas, ce sera l’occasion de se poser et de se mettre à bosser dessus !

     

     

     

    _______________

    Pour plus d'infos, de photos et de jeux concours, suivez Next-Bordeaux sur Facebook et Instagram !

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    Vous le savez, chez Next - on Bordeaux, on aime interviewer des artistes internationaux mais aussi mettre en avant des créateurs locaux. Emma Paredes est une dessinatrice bordelaise, dont on a découvert le travail il y a quelques mois lors du Culture Camp au Marché des Douves. On a aimé ses oeuvres, qu'on a voulu vous montrer aujourd'hui.

     

     

     

     

     

     

    Parle moi de ton parcours et de tes différentes activités.

    J’ai commencé à dessiner très jeune, et je n’ai jamais arrêté. Je n’ai jamais pris de cours mais j’ai toujours eu un crayon dans les mains, ça a toujours été une passion. J'ai eu plusieurs périodes : au collège j’ai commencé la peinture, et c'est pendant les études supérieures que j'ai commencé à réfléchir à ce que je voulais montrer dans mes dessins. Il y a deux ans j’ai fait une année sabbatique, et je me suis lancée des défis pour organiser ma première expo, j’ai rencontré des gens, ça a été très enrichissant. La première expo a eu lieu au Cloître des Chartreux à Toulouse. Pour l’instant, je fais des collaborations avec des artistes, ou je travaille sur des projets associatifs comme à Culture Camp à Bordeaux, qui était ma deuxième expo.

     

     

     

     

     

     

    Quelles sont tes sources d’inspiration ?

    Ce sont principalement les gens, comment ils se comportent dans le collectif, surtout les femmes. J'aime jouer avec la notion de genre : une femme qui peut être ce qu’elle a envie d’être, sans rentrer dans des carcans. Il y a une démarche féministe, je m’intéresse beaucoup à ces questions, notamment par le biais de la mode et du vêtement. Je pense que par le vêtement on montre ce qu’on est. Je suis aussi très inspirée par le pop art, qui m’a donné envie de me mettre à la peinture, Andy Warhol, tout ça.En grandissant, on connaît plus d’artistes, donc plus récemment j’ai découvert l’artiste féministe Judy Chicago et ses travaux autour de la place des femmes ; ça a été un déclic de me dire que l’art pouvait traduire un engagement. J'aime aussi beaucoup Petra Collins, photographe et plasticienne, qui travaille beaucoup autour de la mode. Chaque dessin est aussi lié à une musique particulière.

     

     

     

     

     

     

     

    Comment décrirais-tu ton style de dessin ?

    Il y a une vraie évolution dans ce que je fais, dont je me suis pas vraiment rendue compte moi-même. Plus jeune, j’ai beaucoup travaillé la couleur, et plus j’avance plus j’aime les choses épurées, qui vont droit au but. C’est pour ça que j’aime dessiner en noir, c’est une forme de pureté dans le dessin. Mon travail est assez réaliste, je veux que la personne comprenne directement ce que j’ai envie de montrer. J’ai de plus en plus de mal à utiliser la couleur, j’ai l’impression qu’avec trop de couleur le message passe moins facilement. Je fais plus de monochrome, mais le dessin restera toujours noir, ça a un caractère neutre et intemporel.

     

     

     

     

     

     

    Peux-tu résumer le message que tu veux faire passer à travers tes dessins ?

    Je dirais que c’est montrer les femmes : montrer leur désinvolture,  dans l’autodérision. Une femme peut être ce qu’elle a envie d’être, peu importe ce qu’on en pense.

     

     

     

     

     

     

    Où peut-on voir et acheter tes oeuvres ?

    Pour l’instant je suis en train de réfléchir où je pourrais exposer à nouveau, j’ai envie de le faire très prochainement. On peut voir mon travail sur Instagram et Facebook, où on suit aussi mes événements. Je passe beaucoup par les commandes, on me contacte par messages. Je fais des copies de dessins, pour justement que les gens puissent acheter en plusieurs exemplaires. Je note la musique à écouter avec le dessin acheté, parce que c'est très lié au message que je veux transmettre. Une copie c’est dans les 10 euros en moyenne, selon le format, l’impression ; c’est moi qui fait tout, donc ça va de 8 à 12 euros pour les formats A5. Les originaux sont vendus à 50 euros pour la plupart. J’ai aussi plusieurs projets à développer, pour créer un site Internet notamment. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    _______________

    Pour plus d'infos, de photos et de jeux concours, suivez Next-Bordeaux sur Facebook et Instagram !

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    Hilight Tribe est un groupe phare de la musique trance et hippie, fondé dans les années 90 en France. Ludovic Pélissier, Grégory Ruzé, Richard Perès, Mathias Duroy, Sébastien Garcia et Laurent Didier enchaînent les scènes de musique alternative partout dans le monde. Ils seront le 8 décembre au Rocher de Palmer. On a interviewé Ludovic, qui nous relate l'histoire de ce groupe mythique, ses souvenirs de scène, sa définition de la Natural Trance et les projets d'Hilight Tribe.

     

     

     

    Image associée

     

     

     

    Vous êtes un groupe phare dans votre style : racontez-nous votre histoire. Comment vous êtes-vous rencontrés ? Comment est né le projet ?

    A la base, on est une bande de potes de l’Ouest parisien, qui se voyait souvent dans une vieille forêt près d’une colline. On a laissé libre cours à notre imagination, on a exprimé nos rêves, on jouait de la musique tout le temps. Au départ on avait deux groupes, et suite à la rencontre avec notre futur producteur, on a fusionné les deux pour former Hilight Tribe en 1998.

     

     

     

     

     

     

    Vous avez fait des tournées internationales dans de très nombreux pays. Est-ce que les publics sont différents selon les pays ?

    Bien sûr, on peut pas nier qu’il y a des différences culturelles, ça peut même s’observer d’une ville à l’autre. Si les gens sont chauds, c'est à peu près toujours le même engouement : peu importe les pays et les villes,  ils vont pilonner, danser, lever les bras, faire des signes de prière en toute harmonie.. Par contre les publics froids se ressemblent : il faut passer tout le concert à leur transmettre de l’engouement et de l’enthousiasme. 

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "hilight tribe"

     

     

     

    Votre meilleur souvenir de scène ?

    Je pense que notre meilleur souvenir de scène reste cet été, le 24 juillet 2018 au Boom Festival. On a joué au moment où la lune sortait de l’éclipse, il y avait quarante nationalités, tous les pays qu’on a visité dans le passé étaient représentés, c’était un moment de quintessence dans notre carrière.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "hilight tribe boom festival 2018"

     

     

     

    Votre pire souvenir de thèse ?

    C'était quand on avait pas encore créé la Natural Trance et qu’on nous avait invité dans la meilleure teuf du moment, avec les gens les plus branchés et la meilleure visibilité. Quand on a joué notre musique, on s’est pris des tomates et des oignons, et notre producteur est arrivé sur le volume général et a baissé les pistes. Il a été décidé de remonter la piste d’un DJ au pif, en plein milieu, c’était chaotique, et à partir de là on a joué que de la Natural Trance.

     

    Justement, comment résumeriez-vous l’âme de votre musique et de ce style musical qu'est la Natural Trance ?

    Pour nous, la Natural Trance consiste à reconnaître tout ce qui est ancestral, c’est un passeport pour toutes les tribus du monde, les forêts, les endroits minéraux. On reconnaît la nature dans toute notre vie, tout en étant connecté au monde actuel, à la musique électronique... ça nous permet d’avoir un pied dans l’avant-garde et d’être toujours à la recherche de choses nouvelles, de nouvelles sonorités. On évolue dans les deux mondes, l’ancien et le moderne ; on ne pourrait pas se priver de l'un ou de l'autre.

     

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "hilight tribe"

     

     

     

    A ce propos, vous faites une musique électronique avec des instruments acoustiques. Comment se fait la composition ? Y a-t-il un aspect qui prévaut sur l’autre ?

    Je pense qu’une fois qu’il y a une idée en place, c’est déjà un bout de morceau, et d’un coup ça devient le morceau en lui-même. Pour Esperanza, on a fait beaucoup de flamenco acoustique, tandis que pour d'autres albums et morceaux on s'est davantage inspiré du bouddhisme tibétain... Chaque morceau est une petite idée qui devient un bout d'album.

     

     

     

     

     

     

     

    Quels sont vos projets ?

    On va terminer la tournée 2018 qui a été assez intense, on a plus que huit dates et puis c’est la fin. On va jouer en France, en Inde aussi. Quand on va revenir, on aura trois mois pour se poser, passer du temps avec nos familles ; après ça on va recommencer sur les chapeaux de roue puisqu’on va s'attaquer à un prochain album, mais on y va étape par étape. Et puis personnellement, j'ai mon deuxième album solo en tant que Ludo Ji qui est sorti, Organic Nasha 2, c'est une illustration de mes aventures dans le monde mystique de l'Inde.

     

     

     

     

    _______________

    Pour plus d'infos, de photos et de jeux concours, suivez Next-Bordeaux sur Facebook et Instagram !

     

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique