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    Avec sa marque Le Mot Rose, Camille, armée de ses aiguilles, a décidé de lever le tabou sur le corps féminin... mais tout en douceur. Vulves, tétons et menstruations sont ainsi représentés dans les créations de cette jeune bordelaise. Rencontre avec une artiste qui n'a pas peur d'abattre les clichés.

     

     

     

    Le féminisme en broderie : l'interview de Camille, fondatrice de la marque de broderie Le Mot Rose

     

     

     

    Peux-tu te présenter ?

    Je m'appelle Camille, j'ai 23 ans et je suis diplômée d'un BTS Design Graphique à l’institut Supérieur des Arts Appliqués de Strasbourg. J'ai intégré les Beaux Arts de Bordeaux en octobre 2018, après avoir consacré une année à mon projet Le Mot Rose. Je suis passionnée par la couture depuis mon plus jeune âge, et je m'intéresse à énormément de choses : la confection, le graphisme, l'illustration, la photographie...

     
     

    Avec ta marque Le Mot Rose, tu brodes des bijoux qui représentent des vulves, des tétons, des utérus... Peux-tu nous expliquer le concept ?

    La broche a longtemps été boudée, jugée vieillotte, et j'ai voulu lui donner une deuxième jeunesse. Les couleurs vives utilisées sont inspirées des broderies traditionnelles des costumes Sardes. Si mes broches représentent des vulves, tétons et utérus, c'est parce qu'elles visent à lever le tabou sur le corps féminin, en déculpabilisant notamment sur le sujet des règles. Mes broches ont été portées et partagées par des personnalités et médias comme Clara Luciani, Vogue Italia, Pokaa, Madmoizelle, Et Pourquoi Pas Coline, Paulette Talks...

     

     

     

    Le féminisme en broderie : l'interview de Camille, fondatrice de la marque de broderie Le Mot Rose

     

     

     

    A quoi renvoie le nom de ta marque ? 

    Le Mot Rose fait référence à l’euphémisme, souvent employé pour parler de sujets tabous, comme les termes utilisés pour nommer son sexe par exemple. On se résout à adopter des mots roses plus apaisants !

     


    Tu organises également des ateliers d'initiation à la broderie, comment faire pour y participer ? 

    Pour le moment je n'ai plus d'ateliers prévus, le temps me manque, je suis en perpétuelle recherche de lieux ou les organiser, c'est beaucoup de travail, les gens s'inscrivent et parfois ne viennent pas. J'adore en animer, cela me permet d'échanger sur mon savoir faire et de faire de belles rencontres, ils reviendront peut-être au courant de l'année.Je consacre actuellement mon temps à la fabrication de broches et à la mise en scène de mon travail à travers la photographie.

     

     

     

    Le féminisme en broderie : l'interview de Le Mot Rose

     

     

     


    Comment peut-on te soutenir et acheter un bijou ?

    Mon site internet est actuellement en construction, il faudra patienter un petit peu pour qu'il soit terminé. Vous pouvez me retrouver sur des évènements physiques,  je les partage sur Instagram et Facebook.

     


    Quels sont tes projets pour 2019-2020 ? 

    J'ai comme projet donc mon nouveau site internet, Les totes bags sont un nouveau produit que j'ai sorti en septembre, par la suite j'aimerais agrandir la collection avec des t-shirts. Je reprend les cours début octobre, j'ai prévu de me concentrer également sur des oeuvres artistiques qui sont en parallèle à mon travail de marque, sur la même thématique du corps. 

     

     

     

    Le féminisme en broderie : l'interview de Camille, fondatrice de la marque de broderie Le Mot Rose

     

     

     

     

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    A Rise To KaTs, c'est un jeune groupe de reprise bordelais au style bien particulier. Le trio organise la soirée de lancement de leur clip au Château de Thouars le 17 octobre, et tout le monde est invité ! Rencontre avec des musiciens à bretelles décalés.

     

     

     

    A Rise To KaTs : venez découvrir un trio moustachu à bretelles au Château de Thouars !

     

     

     

    Pouvez-vous présenter le groupe et ses membres ?

    Alors il y a K'rlito : musicien dans l'âme depuis toujours, à écouter des classiques rock dans la voiture, il a découvert la guitare à l'age de 14 ans. Lors d'une tournée avec le projet " Itz Jones Show" en 2016-2017, il fait la rencontre de Pala The KaT. Pala the KaT a toujours aimé chanter. Il a le don (ou la malédiction ?) de retenir presque instantanément les paroles des chansons, ce qui est très utile pour le groupe et très énervant quand on est sur la route et qu'on écoute la radio. Vient ensuite T.L.G., le cadet du groupe. Il joue de l'accordéon et de la guitare depuis son enfance, et était réceptionniste avant de rencontrer  K'rlito au Connemara è-!

     

    Pourquoi ce nom, "A Rise To KaTs" ?

    K'rlito et Pala The Kat sont à l'initiative du nom du groupe. On avait envie d'un jeu de mots avec "aristocrates", et la référence au dessin animé Walt Disney, Les Aristochats, a été adoptée.

     

     

     

    A Rise To KaTs : venez découvrir un groupe bordelais au Château de Talence !

     

     

     

     

    Depuis quand vous produisez-vous sur scène ?

    Après un certain nombre de répétitions intensives, on a fait notre premier concert au Connemara, lieu symbolique. Les dates se sont enchaînées rapidement ; aujourd'hui, après deux années de rencontres, de projets et de routes, A Rise To KaTs a plus de 200 concerts à son actif !

     

    Pourquoi ce choix de ne jouer que des reprises de chansons françaises, en costume à bretelles ?

    On est tous les trois fans de la mode française des années 20, et afin d'être en adéquation avec le style de musique swing, notre groupe s'est basé sur le style des Aristochats de Walt Disney ! A base de gavroches, de bretelles et de noeuds papillons en bois, notre look fait sensation partout où on passe, d'autant qu'on n'avait pas prévu que le rétro reviendrait autant à la mode !

     

     

     

    A Rise To KaTs : venez découvrir un groupe bordelais au Château de Talence !

     

     

     

    Parlez-nous de l'événement que vous organisez le 17 octobre au Château de Touars.

    On a rencontré Olivier Roca de Sharpen quand on jouait dans les rues bordelaises. Après une première collaboration pour le tournage de notre vidéo de Présentation, on a décidé de travailler ensemble pour réaliser un clip ambitieux sur une reprise totalement personnalisée de la célèbre chanson Je Me Suis Fait Tout P'tit de Georges Brassens. Après avoir décidé ensemble de l'histoire, trouvé le lieu grâce au café Pourquoi Pas ?, réuni l'équipe nécessaire auprès de l'école YNOV et après avoir trouvé des fonds avec notamment la collaboration de la Brasserie MIRA, le tournage a pu commencer !

     

     

     

    A Rise To KaTs : venez découvrir un groupe bordelais au Château de Talence !

     

     

     

    La soirée du 17 octobre a pour but de réunir au maximum toutes les personnes ayant participé à la réalisation de ce clip, et de le diffuser devant les personnes présentes. Seront conviés à la fête Olivier Roca de Sharpen, qui propose avec son entreprise SHARPEN un service de production d'images, de photographies, et de films commerciaux ; les anciens élèves de l'école INNOV, qui s'occuperont de toute la décoration du Château de Thouars ; Neelimah, qui présentera ses tableaux d'art figuratif ; Dirty Panda, Shaper de Lacanau et Yoko ? Oh No !, des amis du groupe. 

    L'entrée sera ouverte au public à 18h30. Le clip sera projeté à 20h30. Le concert d'A Rise To KaTs aura lieu à 20h45, et le concert de Yoko ? Oh No ! à 21h45.

     

     

     

    A Rise To KaTs : venez découvrir un groupe bordelais au Château de Talence !

     

     

     

    Quels sont vos meilleur et pire souvenirs de scène ?

    Le meilleur souvenir, c'était le premier slam de Pala The Kat au Festival Interceltique de Lorient, avec un public en feu ! Et le pire... c'était un concert où toute l'organisation a été modifiée à la dernière minute, dans des conditions extrêmes.

     

     

    Où pourra-t-on vous voir sur scène prochainement ?

    On sera à la Foire du Vin à Albi le 27 septembre, à La Teste le 4 et le 8 octobre, au Grizzly à Bordeaux le 9 octobre, au Péry à Toulouse le 11 octobre, et à The House of Parliament à Bordeaux le 18 octobre ! 

     

     

     

    A Rise To KaTs : venez découvrir un groupe bordelais au Château de Talence !

     

     

     

    Quels sont vos projets ?

    On va déjà fêter notre intermittence ! Et puis un deuxième tournage de clip est prévu pour 2020, ainsi qu'un projet plus léger de création de web radio avec des anciens élèves de l'INNOV, des nouvelles sessions d'enregistrement studio. On ambitionne aussi d'exporter notre projet à Paris et à l'étranger.

     

     

     

     

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    Nous sommes de retour avec notre troisième interview de tatoueur. Cette fois-ci, nous posons nos questions à Pierre, dont le salon PierTattoo se situe au 135 boulevard Georges V, à Talence. Rencontre avec un artiste tatoueur qui exerce depuis les années 90 et qui a vu cette pratique artistique évoluer.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Comment t’es-tu dirigé vers le tatouage ?

    Par hasard. Je dessine depuis l'enfance, mais il est difficile de gagner sa vie avec le dessin. Au départ, je travaillais dans la publicité en tant qu'illustrateur mais c’était assez restrictif, par la suite je suis devenu éducateur sportif avec un statut de fonctionnaire, et c'est quand j’ai découvert le tatouage que j’ai réalisé que je pouvais réellement vivre de ma passion : le dessin. Je me suis fait tatouer pour la naissance de ma première fille, en 1992. Le tatoueur a kiffé le dessin que j’avais réalisé, c’était un dragon avec une tête de taureau et des ailes de chauve-souris (aujourd'hui d'un gout relatif mais à l'époque tout était symbolique). Le tatoueur m’a dit que je devrais créer des planches de flashs pour vendre aux tatoueurs, mais j’estimais que les tatoueurs étaient censés être des artistes créatifs et qu'ils n’avaient pas besoin qu’on leur propose d'autres dessins.  Donc je me suis lancé, j’ai acheté du matériel de tatouage, sans expérience et avec un matos de qualité toute relative. Il m'a fallu persévérer, cela m’a permis de comprendre que c’était vraiment ce que je voulais faire. J’ai fait le choix de prendre un risque : je gagnais correctement ma vie en tant qu'éducateur sportif, et j’ai décidé de me réorienter en tant que tatoueur et de perdre mon statut de fonctionnaire pour vivre de ma passion. Je ne regrette rien.

     

    Comment as-tu commencé à tatouer ? Tu t’es entraîné sur des peaux synthétiques?

    Les peaux synthétiques n’existaient pas trop en 1993. J’ai commencé dans ma cuisine, sur de la peau de cochon, c’était un peu dégueu ! Et ça m’ennuyait de gâcher des aiguilles pour tatouer de la peau morte. Ayant commencé à tatouer en région parisienne, aujourd’hui beaucoup de mes anciens clients parisiens viennent de Paris, j’ai eu l'honneur de tatouer quelques personnalités, chanteurs ou humoristes tel que Dédo (du Jamel Comedy Club), le champion du monde et olympique de gymnastique Thomas Bouhail, et nombreux autres sportifs de hauts niveaux.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Comment s’est passé ton premier tatouage ?

    C’était sur mon beau-frère. Il m’avait demandé un petit Droopy de Tex Avery, j’ai mis trois heures à le réaliser. J’étais assez anxieux, lui aussi d’ailleurs ! Mais il m’a fait confiance et était content du résultat. Suite à cette première expérience je n’ai plus arrêté.

     

    Depuis combien de temps possèdes-tu ce salon, PierTattoo, à Talence ?

    J’ai ouvert ce salon à Talence en Octobre 2017. Au départ, en 93, je tatouais dans mon appartement de Gagny  puis dans un local que j'avais construit au fond de mon jardin en 1998, avec une entrée indépendante pour que je puisse tatouer hors de la maison familiale. J'ai ensuite ouvert ma première boutique sur Gagny en 2007, et me voilà ici aujourd'hui !

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Comment expliques-tu que le tatouage soit si populaire aujourd’hui ?

    C’est vrai, ça s’est démocratisé. Avant on évitait de croiser le regard de quelqu’un d’entièrement tatoué, alors que maintenant c’est une source de communication ; les gens n’hésitent pas à brancher quelqu’un pour lui demander d’où vient son tatouage. Mais le tatouage n’est pas une mode, parce qu’une mode est éphémère. La mode est dans le motif, à la rigueur. Le tatouage existe depuis plus de 5000 ans, on est plus dans une forme d’acceptation que dans une tendance. Chacun a le droit de ressembler à ce qu’il veut, d’avoir les signes d’appartenance qu’il veut. Je trouve que c’est une ouverture d’esprit et d’esthétique.

     

    Comment décrirais-tu ton style de tatouage ?

    Je suis tous styles. Pour moi, tout ce qui se dessine, tout ce que je peux dessiner - puisque ce que j’aime, c’est le dessin -, je peux le tatouer. Je ne voudrais pas me spécialiser, même si c’est la tendance aujourd’hui. Je suis un vieux tatoueur et je ne pense pas qu’il faille imposer son style. Après, j’aime particulièrement faire du réalisme et de l’animalier.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Comment travailles-tu ? 

    Soit la personne arrive avec une simple idée, soit elle a déjà un dessin précis. En général, j’arrive toujours à convaincre la personne que son idée de tatouage trouvée sur Internet sera mieux si on la personnalise un peu ; sauf, bien sûr, quand la personne arrive avec un dessin fait par un proche, là il faut respecter. Je fais très peu de numérique, je préfère travailler à l'ancienne, avec papier et crayon. Je vais me mettre à la tablette graphique, parce qu’en convention c’est pratique. Je ne suis pas contre le progrès, j’ai juste du mal à m’y mettre (rires).

     

    As-tu déjà refusé de faire un tatouage ?

    Oui il m'est arrivé de refuser des tatouages parce que je connaissais la portée du symbole demandé. Etant tatoueur, je pourrais le faire, mais je n’ai pas envie qu’on me catégorise ou spécialise à des appartenances trop caractéristiques. J’ai aussi déjà dit non à des tatouages loufoques : un jeune voulait que je lui écrive « fuck you » sur les paupières. J’ai besoin de travailler de manière sereine  : certains tatoueurs ne sont pas dérangés par les endroits trop intimes, personnellement j'ai tatoué des pubis mais je ne vais pas sur les parties génitales ou anales. Il m'est arrivé de refuser un tatouage par rapport à l’état d’esprit de la personne, qui avait validé un dessin, puis qui était revenue dessus et qui m’amenait sur un terrain trop personnel et dérangeant. Je suis tatoueur, pas psy, même si bien sûr je conçois qu'un tatouage puisse engendrer des émotions fortes.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    Quel est le tatouage dont tu es le plus fier ?

    Les grosses pièces, bien sûr. Mon premier dos, j’ai adoré faire ça. Quand je fais des dos complets, surtout quand c’est du réalisme ou du trompe l’oeil, des effets creusés, j’aime beaucoup ça. Particulièrement quand j’arrive à me bluffer moi-même, j’adore les challenges.

     

    Trois tatoueurs ou tatoueuses qui t’inspirent ?

    Beaucoup de tatoueur.euse.s ont énormément de talents, au début j'étais impressionné par le travail de Tin-Tin  puis plus tard les portraits de Nikko Hurtado. J'aime bien aussi le travail de Maud Dardeau et plusieurs tatoueurs étrangers en hyper réalisme.

     

     

     

    PierTattoo : "les tatoueurs sont des artistes créatifs"

     

     

     

    T’es-tu déjà tatoué toi-même ?

    Oui, je me suis tatoué une étoile sur l’avant-bras. Ma fille m’a aidé pour les retouches. Je suis relativement peu tatoué pour un tatoueur, on me fait souvent la remarque, je n’ai pas le « look » du tatoueur et ça me va très bien. 

     

    Donc certains de tes enfants tatouent aussi ?

    Oui, j’ai cinq enfants et mes deux premières filles tatouent. Elles sont aux Beaux-Arts, elles ne font pas que du tatouage mais elles sont intéressées par cette pratique artistique. Elles ont tatoué quelques fois ; d’ailleurs une de mes filles m’a tatoué son prénom quand elle n'avait que 13 ans, c’était son premier tatouage. 

     

    Sortie d’aiguille : 80 euros (si très petite pièce : 60 euros)

     
     
     

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